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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 5 juin 2019

Là où les personnes handicapées vont profiter de l’été

Publié le

Guillaume Sylvestre, Wady Salem et Raphaëlle Bélanger au micro de Catherine Perrin.
Guillaume Sylvestre, Wady Salem et Raphaëlle Bélanger   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Du ski nautique en fauteuil roulant? De la tyrolienne en béquilles? C'est possible au camp Papillon, un camp de vacances de Saint-Alphonse-Rodriguez, à une heure de Montréal, qui accueille depuis 1938 les personnes handicapées pour leur faire vivre les activités estivales sans discrimination. Le documentaire Camp Papillon : un été de rêve illustre le quotidien souvent ardu de ses campeurs et de ses moniteurs. Le réalisateur Guillaume Sylvestre, l'ex-monitrice Raphaëlle Bélanger et Wady Salem, campeur assidu depuis 35 ans, parlent à Catherine Perrin des relations de proximité qui se tissent au camp Papillon.

Atteint de paralysie cérébrale, Wady Salem reconnaît faire partie de la clientèle la plus lourde du camp Papillon. « C’est encore plus prenant [pour les moniteurs], parce qu'ils doivent même nous coucher et nous lever, on ne peut rien faire tout seuls, souligne-t-il. Souvent, ils ne dorment pas de la nuit, parce que j’ai des spasmes et des douleurs non-stop, 24 heures sur 24. »

Le camp Papillon m’a apporté une liberté, une compréhension de la vie et une confiance en moi, parce qu’il n’y a pas de différences là-bas. On est tous égaux.

Wady Salem

Émotions fortes

« C’est un environnement où l’on vit toute la palette d’émotions imaginable, que ce soit la joie, la tristesse ou le deuil, affirme Raphaëlle Bélanger. C’est un environnement qui t’amène à te découvrir dans des situations que tu n’aurais pas nécessairement vécues à l’extérieur du camp. »

On ne veut pas qu’ils se sentent comme s’ils n’avaient pas accès à tout ce que les autres [font].

Raphaëlle Bélanger

Un endroit qui fait grandir

« Un autiste de 300 livres, ils vont se mettre à 10 pour le grimper sur un mur d’escalade, dit Guillaume Sylvestre. C’est le plus démédicalisé possible. […] C’est fou, le camp Papillon. Surtout dans une société normative où tout est cadré, comme aujourd’hui. C’est vraiment pétillant et c’est extrêmement stimulant, aussi. Cette clientèle-là, ça la fait grandir. »


Le documentaire Camp Papillon : un été de rêve sera présenté le 6 juin à la Cinémathèque québécoise, à Montréal, puis le 9 juin à 19 h sur les ondes d’AMI-télé.

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