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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 22 mai 2019

Luc Ferrandez, le pessimiste qui avait perdu foi en la politique

Publié le

Luc Ferrandez au micro de Catherine Perrin.
Luc Ferrandez   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

La politique, très peu pour l'ex-maire controversé du Plateau-Mont-Royal, qui a annoncé avec fracas sa démission la semaine dernière. Son dédain du compromis l'a privé d'une influence significative au sein du cabinet de la mairesse Valérie Plante, et les quelques points sur lesquels il a reculé l'ont rendu complice de mesures qu'il juge néfastes sur le plan écologique, comme le projet du mégacentre commercial Royalmount. Luc Ferrandez explique à Catherine Perrin qu'à son avis, jamais un politicien n'aura la volonté nécessaire pour faire ce qu'il faut pour renverser les changements climatiques.

« Ce que j’ai voulu faire, c’est de démontrer l’effet de seuil, dit Luc Ferrandez. Il faut aller dix fois plus loin et dix fois plus vite. […] Si on fait semblant qu’on peut encore se payer des Royalmount, des maisons de la culture à 80 millions et des boulevards à 300 millions au lieu de mettre tout notre argent dans l’environnement, c’est un peu dur à avaler, au quotidien, pour la personne qui est consciente. Aussi, de dire : "Attention, halte-là, on s’en va dans le mur, je refuse d’être dans l’équipe qui aura pris ces décisions-là", je pense que c’est assez cohérent. »

La consommation est un piège positif. On ne veut pas se priver de la consommation parce qu’on ne [s’y adonne] pas juste pour nos besoins égoïstes et inconscients; [mais] pour nos familles, pour nos enfants, pour leur faire découvrir le monde. […] Pour défaire ce piège-là, il va falloir une urgence.

Luc Ferrandez

Ces lois qu’il nous faut

« Il aurait fallu faire [comme pour] la Loi sur la protection du territoire agricole, votée en 1978 à Québec, en disant : "On ne développera plus le territoire" », affirme l’ex-politicien, qui compte maintenant faire du commentaire dans les médias. « Ou comme la Loi des municipalités régionales de comté (MRC), qu’on a développée dans les années 1990, en disant : "On n’en construira pas, un Blainville. On va construire des habitations autour des stations de métro, autour des stations de train, pas dans des champs où on a nécessairement besoin de sa voiture pour se rendre au travail." »

Des exemples à suivre à ne pas suivre

« Il y a des villes dans la couronne de Montréal qui sont exemplaires, comme Sainte-Anne ou L’Assomption, et il y a des villes qui ont développé le territoire de façon sauvage, comme Mirabel, indique-t-il. Donc, il y a des décisions qui peuvent être prises localement. Protéger les boisés, ça se fait au niveau municipal et ça doit absolument être fait aujourd’hui. Au niveau provincial, il faut revoir les schémas d’aménagement de toute la région [du Grand Montréal] et les subventions en transport. Au niveau fédéral, il faut mettre de nouveaux tarifs sur l’importation de produits chinois [fabriqués] avec du charbon à 70 % [et] il faut taxer les vols aériens. Il ne faut pas faire ce que Trudeau vient de faire et permettre les vols [à rabais] vers les destinations soleil. »

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