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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 17 mai 2019

L’incessante quête de vérité de Jean Leloup

Publié le

Jean Leloup au micro de Catherine Perrin.
Jean Leloup   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

L'étrange pays, le neuvième album de l'inclassable de la chanson québécoise, nous le ramène en mode guitare-voix avec de nouvelles chansons enregistrées à l'extérieur, en direct, le jour autant que la nuit. Il s'en est remis à un équipement minimaliste, analogique et acoustique pour le concevoir, en réaction à ce qu'il appelle la culture « de la mise à jour, de l'application et du pop-up ». Jean Leloup parle à Catherine Perrin de son besoin de toujours avoir une guitare à proximité.

« Peut-être que je suis claustrophobe, mais je n’ai pas eu le temps de m’en rendre compte, souligne l’artiste au sujet de son parcours. Jeune, j’ai travaillé dans des trucs, mais bon Dieu, j’aimais ça, jouer de la guitare. À un moment donné, j’ai comme compris que des gens avaient réussi à vivre en jouant de la guitare et en chantant. Je n’avais jamais pensé à ça. J’ai dit : "OK, je vais essayer de composer des chansons, et peut-être que je vais réussir à vivre de ça". »

Selon lui, L’étrange pays est un reflet de sa façon de composer. « Je peux travailler dehors, je peux travailler sur un balcon. Je ne suis pas obligé d’aller dans un endroit… L’endroit, c’est la guitare. Alors, je me promène avec une guitare, et j’ai du fun. »

Ça n’arrive pas que je voyage sans guitare. Il y toujours des guitares. J’ai des guitares "stashées". C’est comme des souliers... Si je n’avais pas de souliers, je serais comme embêté.

Jean Leloup

Capter le meilleur

En enregistrant un disque en nomade, il espérait saisir des moments d’inspiration comme il n’avait jamais pu le faire auparavant. « Je me suis dit : "Je n’ai jamais enregistré un disque comme il vient, comme quand je joue sur des balcons, ou quand je me promène." Mes meilleurs moments de musique, je ne les ai jamais enregistrés. Je ne peux pas aller les faire en studio, parce que [je peux passer] deux heures à jouer le même accord. C’est trop emmerdant pour un technicien de son. »

La guerre de Leloup

Pour lui, la spontanéité est assiégée : « On est sous l’attaque du merge de l’application et de la mise à jour. On est [sous] une grande attaque. […] Mise à jour inc., Application inc. et Pop-up ont décidé de se mettre ensemble pour former un consortium et nous bombarder plus. »

Le numérique? Très peu pour lui : « C’était une belle invention, mais c’est épouvantable. Écoute, c’est épouvantable. Ça n’a pas de bon sens. C’est laid, leurs sites. C’est moche. C’est épouvantable que ce soit moche. »

Leloup et les bêtes

Des chiens aux pélicans, les animaux l’inspirent. Interrogé sur ce qu’il dirait à une baleine s’il avait l’occasion d’en rencontrer une, il rétorque : « Franchement, je pense que je prendrais ça relax, au début, vu qu’on ne se connaît pas. Je dirais : "Salut, ça va? Comment ça se déroule?" J’imagine […] qu’on serait obligés de se donner des nouvelles. Je pense que je me débrouillerais pour savoir ce qui se passe dans sa vie [et] si on peut se rendre service. »


L’album L’étrange pays paraîtra le 24 mai.

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