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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 7 mai 2019

L’éducation de Georges Privet, ou apprendre la vie par le cinéma

Publié le

Georges Privet au micro de Catherine Perrin.
Georges Privet   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Communiquer, vulgariser, charger d'émotion des sujets... Je pense que ce sont des choses que le cinéma fait bien. » Très tôt dans la vie, le critique bien connu s'est réfugié dans les salles de projection pour fuir une ambiance familiale désagréable. Avec sa mère d'origine corse, il allait au cinéma quatre ou cinq fois par semaine, revoyait le même film plusieurs fois et faisait ses débuts comme critique. Lauréat du premier prix Critique de l'Observatoire du cinéma au Québec (OCQ), George Privet explique à Catherine Perrin que le cinéma échappe au langage et joue sur le subconscient.

« J’en suis venu à la conclusion, en lisant beaucoup d’histoires de cinéphiles, de cinéastes et de critiques, que [le cinéma] attire un type de spectateurs, de gens qui ont un rapport très particulier avec la vie, des gens qui sont souvent en retrait de la vie, dit Georges Privet. Coppola souffrait de la polio quand il était jeune, Scorsese était asthmatique, Truffaut était un enfant indésiré… C’est souvent le refuge des gens qui ne sont pas très à l’aise dans la vie, qui ne sont pas très grégaires, qui préfèrent, quelque part, une vie idéalisée, différente. »

Refuge existentiel

« Ça m’a souvent intrigué, en allant à la Cinémathèque [québécoise], de me dire : "Il y a des gens, un samedi après-midi ensoleillé, qui préfèrent venir s’enfermer ici, à voir des histoires dont on sait qu’elles sont fausses, qui sont filmées dans des décors de carton-pâte, avec des acteurs qui récitent des dialogues déjà écrits. Pourquoi? Tout est faux! […] Je pense que ça ramène toujours à la question de Truffaut dans La vie américaine : "Est-ce que le cinéma est mieux que la vie?" Au cinéma, les choses sont idéalisées, elles peuvent se dérouler parfaitement. Dans la vie, tout est accroc. Rien n’est porteur de sens. Donc, je pense que le refuge au cinéma, c’est quasiment un truc existentiel pour beaucoup de gens. »

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