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Les douloureuses questions dont il faut parler, selon Aymeric Caron

Médium large

Avec Catherine Perrin

Les douloureuses questions dont il faut parler, selon Aymeric Caron

Audio fil du jeudi 2 mai 2019
Aymeric Caron au micro de Catherine Perrin.

Aymeric Caron

Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Surpopulation, ravages du néolibéralisme, baisse de la biodiversité, élevage animal... Selon Aymeric Caron, ces questions sont bien plus pressantes à régler que celle des flux migratoires. Le journaliste, écrivain et militant antispéciste reproche aux ténors de l'intolérance de jouer les opprimés et les victimes de censure tandis que les véritables défis qui nous attendent sont occultés par les médias. Aymeric Caron parle à Catherine Perrin de la différence entre la radicalité, dans laquelle s'inscrit pour lui le mouvement écologiste, et l'extrémisme.

« On est trop sur cette planète. On est 7 milliards et demi. Cette planète ne pourra pas soutenir une population à 10, 11, 12 milliards, affirme Aymeric Caron. Des réfugiés climatiques, il va y en avoir des centaines de millions. On le sait, c’est une évidence! […] Il faut affronter sereinement cette idée et se dire : "Ben voilà, il y a des gens qui vont être obligés de bouger à cause des politiques, [qui sont] d’ailleurs souvent décidées en Occident. Et on va devoir les accueillir, et ce n’est pas forcément un mal. Par contre, il faut s’y préparer, parce que si on ne s’y prépare pas, là, oui, ça va être catastrophique. »

Le néolibéralisme, c’est terminé. En tout cas, si on veut sauver la planète et sauver les humains. Il faut imaginer un autre système. […] Le néolibéralisme, aujourd’hui, est destructeur de vie, destructeur de santé, destructeur de lien social.

Aymeric Caron

Tragique interconnexion

Le militant établit un lien direct entre changements climatiques, baisse de la biodiversité et production de viande à grande échelle. En appelant à l’avènement d’une conscience universelle plus éthique, il n’estime pas contradictoire de demander même aux populations autochtones de passer à un régime végétarien, soulignant que cela doit se faire par choix, et non par obligation.

« On est en train de détruire tous les mammifères sauvages, dit-il. Il faut quand même en avoir conscience; ça, ce sont des choses dont personne ne parle, ce sont des sujets qui devraient être à la une de tous les journaux. Bientôt, sur cette planète, il n’y aura plus comme animaux que ceux que nous élevons pour être mangés, et puis tous ces petits animaux qui vivent dans le sol, etc. Tous les animaux visibles seront détruits; terminé, fini. Il y aura ces animaux d’élevage et les humains. Ça, c’est dans quelques décennies. L’hécatombe qui a lieu en ce moment est inédite et hallucinante. »


Aymeric Caron donnera un atelier d’écriture le 3 mai et participera à une rencontre d’auteur aux côtés d’Élisabeth de Fontenay le 4 mai à l’occasion du festival Metropolis bleu, à Montréal.

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