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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 11 avril 2019

La harponneuse qui voulait éveiller les consciences

Publié le

Valentine Thomas au micro de Catherine Perrin.
Valentine Thomas   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Valentine Thomas a laissé derrière elle une lucrative carrière dans la finance pour se consacrer à la pêche au harpon. Ce mode de vie lui permet désormais de se nourrir, mais aussi de faire de la sensibilisation à titre de conférencière, de documentariste et d'influenceuse sur Instagram. L'auteure du livre À contre-courant : récits et recettes d'une aventurière des mers parle à Catherine Perrin de la portée politique de nos choix à l'épicerie, et de l'importance de reprendre contact avec les sources de notre alimentation.

« La journée où j’ai attrapé mon propre poisson et qu’on l’a fait [cuire] au barbecue sur la plage, c’est là que je suis tombée complètement amoureuse de ce mode de vie », raconte la jeune femme, qui a longtemps eu peur de l’eau. « Je me suis dit : "C’est incroyable! J’ai besoin de continuer à faire ça." »

Voter à l’épicerie

En pratiquant la forme de pêche la plus écoresponsable – puisqu’elle supprime tout risque de pêche accidentelle – elle a pris conscience de notre déresponsabilisation par rapport à la nourriture. « Nous sommes extrêmement détachés d’où notre nourriture vient, dit-elle. J’essaie un peu d’informer les gens sur les décisions à prendre, de leur faire comprendre que quand on achète quelque chose à l’épicerie, […] c’est un acte politique. »

Que ce soit une [conserve] de thon, une [conserve] de tomates ou un filet de tilapia, tu détermines le genre de plan que tu veux.

Valentine Thomas

Situation aberrante

« Malheureusement, au Canada, on n’est pas obligé d’identifier ni la provenance ni la technique de pêche [des poissons vendus], déplore Valentine Thomas. La situation au Canada et au Québec est aberrante. […] On a beaucoup de poisson ici, dans les Maritimes, mais malheureusement, le poisson pêché est vendu aux États-Unis. […] Le poisson local se fait vendre à Boston, et les Américains nous le revendent. »

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