Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 4 avril 2019

Une faille tragique dans l’aide médicale à mourir, selon Louise Beaudoin

Publié le

Louise Beaudoin au micro de Catherine Perrin.
Louise Beaudoin   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Demander l'aide médicale mourir, remplir tous les critères, mais ne jamais recevoir de réponse adéquate : c'est ce qui est arrivé à François Dorlot, le conjoint de Louise Beaudoin durant 40 ans, mort en décembre après avoir passé 15 jours aux soins palliatifs du Centre hospitalier de Montréal (CHUM). L'ancienne ministre déplore les iniquités dans l'administration de ce service pourtant garanti par la loi. Louise Beaudoin raconte à Catherine Perrin que cet épisode lui « reste en travers de la gorge ».

« Quand François a demandé [l’aide médicale à mourir], deux jours après, […] pas un médecin n’était passé encore, relate l’ancienne politicienne. On nous l’annonçait, mais on ne savait pas quand, on ne savait pas qui, c’était comme une grande boîte noire. Ça ne se posait même pas, comme question. Je n’ai pas compris. »

Résistances idéologiques, mur administratif

Lorsque Catherine Perrin lui demande si les obstacles que son conjoint avait rencontrés étaient de nature idéologique ou administrative, Louise Beaudoin répond : « Les deux. Je pense qu’il y a probablement un [mélange] des deux. J’ai senti chez un médecin une résistance idéologique. Puis, il y a un mur administratif. Vous demandez, vous signez… […] Il faut être apte, mais après ça, on ne sait pas où ça va, on ne sait pas où ça tombe, et on ne sait pas quoi, qui. Personne ne dit rien, et 48 heures plus tard, on en est au même point. »

Louise Beaudoin n’a que de bons mots pour le personnel du CHUM, mais croit que la loi doit être resserrée. « Avec le vieillissement de la population, avec les souffrances insupportables que certains cancéreux – entre autres, bien évidemment – subissent, il me semble raisonnable, très franchement, d’appliquer correctement cette loi, ce qui n’est pas le cas ici, à Montréal. »

Chargement en cours