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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 2 avril 2019

Le trouble bipolaire, de l’exaltation au désarroi

Publié le

Frédérique Ménard-Aubin, Mathieu Arsenault, Julien Fréchette et Alix Gagnon au micro de Catherine Perrin.
Frédérique Ménard-Aubin, Mathieu Arsenault, Julien Fréchette et Alix Gagnon   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Un père de famille décide de tout laisser tomber pour aller à San Francisco à trois jours d'avis pendant que sa conjointe est enceinte. Une jeune femme est persuadée d'être attendue sur le plateau de Tout le monde en parle le lendemain soir. Pour les personnes bipolaires, ce genre de comportements a tout de la phase maniaque, un moment d'exaltation qui précède invariablement une profonde dépression. Autour du documentaire Tenir tête, le réalisateur Mathieu Arsenault et trois protagonistes de son film racontent à Catherine Perrin que rien n'arrête une personne bipolaire en phase maniaque.

Mathieu Arsenault est accompagné de sa conjointe, la scénariste Alix Gagnon, de la photographe Frédérique Ménard-Aubin et de son conjoint, le réalisateur Julien Fréchette.

Le temps des superpouvoirs

« En manie, on est très, très intelligents, affirme le réalisateur. On peut manipuler les gens et les amener [à faire] plein de choses qu’ils ne veulent pas normalement. Il ne faut pas penser que quelqu’un qui est malade est inoffensif. »

C’est le trip de ma vie. Je sais qu’il n’y en aura pas d’équivalent. C’est tellement fort.

Mathieu Arsenault

Accepter et réparer

Alix Gagnon raconte de son point de vue l’épisode lors duquel Mathieu a disparu en Californie durant 10 jours : « C’est la pire histoire de ma vie. […] Ç’a été un long processus d’accepter et de réparer ça. »

Chaque jour, il devenait de plus en plus bizarre dans son discours. Il laissait tomber le cinéma. Il allait devenir guérisseur. Il était ninja. J’ai vraiment eu l’impression qu’il n’allait plus me revenir.

Alix Gagnon

Les secondes élastiques

« Une journée de bipolarité en manie équivaut à une semaine d’activités, sans vraiment se reposer, dit Frédérique Ménard-Aubin. C’est tellement chargé, mais tellement stimulant. Tu ne veux pas arrêter. Tu veux que ta seconde devienne une éternité. »

Plaisir déphasé

« Le trip des uns devient le cauchemar des autres, à un certain moment, déclare Julie Fréchette. Il y a un moment où c’est même intéressant d’être avec une personne bipolaire [en phase maniaque], parce qu’honnêtement, aucune journée ne se ressemble. […] Il y avait un moment où l’on était en phase, puis un moment, à un moment donné, où l’on n’était plus en phase. Elle n’était plus en phase avec notre réalité, avec la réalité. »

Le documentaire Tenir tête est présenté jusqu’au 4 avril à la Cinémathèque québécoise, à Montréal. Il est également présenté au cinéma Cartier, à Québec, à la Maison du cinéma, à Sherbrooke, et au Tapis rouge, à Trois-Rivières.

Le film sera également diffusé le 13 mai à 21 h sur Unis TV.

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