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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 14 mars 2019

Jean-François Lisée en veut toujours à Québec solidaire

Publié le

Jean-François Lisée au micro de Catherine Perrin.
Jean-François Lisée   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Cinq mois après sa débâcle aux élections provinciales, l'ancien chef du Parti québécois (PQ) reconnaît que son ancienne organisation a un problème d'image, mais il estime aussi que la désaffection des Québécois relève d'une stratégie d'évitement qui a tout à voir avec les deux défaites référendaires. Il reproche aussi à Québec solidaire d'avoir « saboté » l'union des forces indépendantistes. Au micro de Catherine Perrin, Jean-François Lisée se félicite d'avoir endigué la montée de popularité du parti de Manon Massé et de Gabriel Nadeau-Dubois.

Désormais à la tête d’une compagnie tournée vers la production de documentaires et l’édition, Jean-François Lisée lancera, le 20 mars, un livre consacré à son expérience comme chef du PQ, intitulé Qui veut la peau du Parti québécois? Il a également recommencé à bloguer.

Idée de mort

« Je savais que ce serait difficile, mais ce qui m’a vraiment frappé, c’est la constance avec laquelle les gens ne veulent pas seulement que l’on perde, mais veulent qu’on meure », dit-il au sujet de sa défaite électorale. « C’est l’idée de mort qui s’est installée. On parle de l’agonie d’un parti moribond. Ce que je comprends, c’est qu’au fond, il y a une partie de la nation francophone qui veut en finir avec l’idée de l’indépendance, […] parce que les deux tentatives référendaires ont provoqué une douleur. Le Parti québécois, sa simple existence, est un constant rappel de cette douleur. »

Il y a un genre de sabot de Denver sur notre intention de vote, et j’essaie de le diagnostiquer. Il y a cette part d’évitement, parce que [l’élection du Parti québécois] nous conduirait à une douleur. Il faut exorciser ça.

Jean-François Lisée

Place aux jeunes

Il rejette l’idée qu’il y ait une résistance, au Parti, aux idées de jeunes comme Paul Saint-Pierre Plamondon et Catherine Fournier : « Au moment où l’on se parle, les X et les Y dirigent le Parti québécois. Paul est amer du fait qu’il n’a pas réussi à organiser son off-congrès. Ç’a toujours été ça, et je le comprends. Mais c’est magnifique, tout ce qu’on a fait. Ç’a été une réussite organisationnelle, mais ça n’a pas été une réussite électorale, parce qu’on n’a pas réussi à bien transmettre [l’image d’un parti transformé]. Je comprends mal Catherine qui dit que ça n’a pas marché. Ça n’a pas assez marché, mais on a fait la démonstration que [la transformation du Parti québécois] était possible. Le virage vert qu’on a fait sous ma direction était très net. »

S’il avait été élu premier ministre du Québec, il aurait profité de l’élection fédérale de 2019 pour faire la preuve du « mépris du Canada en vers le Québec ».

La montée du mépris du Canada pour le Québec, on peut la [mesurer] scientifiquement sur les 30 dernières années. À mon avis, elle est claire, elle est irréversible. […] C’est très difficile de trouver quelqu’un au Canada qui croit à la théorie des deux nations.

Jean-François Lisée

La trahison de Québec solidaire

Lisée impute toujours à Québec solidaire l’échec de l’entente qui aurait pu unir les forces souverainistes au printemps 2017, et estime que le parti de gauche s’est montré malhonnête.

« Ç’aurait dû être un moment fondateur du mouvement indépendantiste contemporain, c’est-à-dire s’entendre sur une feuille de route commune, comme l’on fait les Catalans, vers l’indépendance. Le négociateur en chef de Québec solidaire était […] M. Andres Fontecilla. Il avait les mandats de son comité exécutif, et il a signé l’entente. On a fait des compromis jusqu’à la dernière minute. Ensuite, ses patrons lui ont dit : "Finalement, on change d’avis, on est contre, et l'on refuse que l’entente signée soit rendue publique, sinon, on va la désavouer." »

« Contrairement à [ce qui était entendu], qui était de recommander [l’adoption de l’entente], ils ne l’ont pas recommandée, d’ailleurs, ils n’ont même pas voté dessus, poursuit l’ancien politicien. Ils l’ont sabotée. C’est un sabotage. […] On n’a pas eu un processus ouvert, transparent, démocratique, ou ça a été débattu sur le plancher de leur congrès. Ils ont donc manqué à leur parole. »

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