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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 6 mars 2019

Le monstre : une série nécessaire, selon trois intervenants en violence conjugale

Publié le

Un homme et une femme sont accolés sur un mur.
Mehdi Meskar et Rose-Marie Perreault dans une scène du troisième épisode de la série Le monstre.   Photo : Pixcom / Yan Turcotte

Inspirée du livre autobiographique d'Ingrid Falaise, la série de fiction Le monstre sur la violence conjugale fait beaucoup réagir. Trois intervenants sur le terrain qui, au quotidien, aident les femmes qui en sont victimes ou les hommes aux comportements violents ont vu la série sur l'Extra d'ICI Tou.tv.

Si les statistiques liées à la violence conjugale sont en baisse au Canada, la douleur n’est pas moindre pour les victimes. Il suffit de penser au cas très médiatisé de la jeune Noémie Lavoie, 24 ans, qui aurait été poignardée par son conjoint à fin du mois de février à Montréal.

Bande-annonce

« C’est tout ce qui va entourer la série qui est important », souligne Sabrina Lemeltier, directrice générale de l’organisme La Dauphinelle. Le fait qu’une importante série québécoise porte sur ce sujet devrait en effet mener à de nombreuses discussions dans les médias et entre les gens à propos de la violence conjugale.

La psychologue clinicienne Joane Turgeon se réjouit aussi de voir pour une rare fois les détails d’une relation toxique dans une série dramatique. « On ne voit pas ces subtilités de la violence conjugale à l’écran [habituellement] », explique-t-elle. Elle est l’autrice du livre Comprendre la violence dans les relations amoureuses, publié l’année dernière aux éditions Trécarré.

Rose-Marie Perreault et Mehdi Meskar.
Rose-Marie Perreault et Mehdi Meskar Photo : Pixcom/Yan Turcotte

« Ce n’est pas vrai qu’on est nés avec ce type de comportement violent », indique aussi le psychologue et psychothérapeute Javier Ariza. Il est adjoint à la coordination de la clinique Pro-Gam qui aide les hommes agresseurs à sortir de leur cycle de violence. Il ajoute qu’il est important de responsabiliser les agresseurs, le plus souvent des hommes, dans les cas de violence conjugale, mais il rappelle aussi l’importance de les accompagner. Il faut apprendre aux jeunes hommes à développer leur empathie, selon lui, dès le plus jeune âge.

La violence conjugale, c’est une prise de pouvoir, ce n’est pas une perte de contrôle.

Sabrina Lemeltier, directrice générale de La Dauphinelle
La comédienne dans son rôle de Sophie dans la série Le monstre.
Rose-Marie Perreault Photo : Pixcom/Yan Turcotte

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