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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 28 février 2019

L’univers enchanté du créateur Thierry Mugler

Publié le

Thierry Mugler entouré de comédiens lors d'une première théâtrale en 2014.
Thierry Mugler entouré de comédiens lors d'une première théâtrale en 2014   Photo : AFP/Getty Images / BRITTA PEDERSEN

Couturier, parfumeur, metteur en scène et photographe, le créateur français a habillé Mylène Farmer, Beyoncé, Demi Moore, George Michael et les artistes du Cirque du Soleil. Il fait maintenant l'objet de la rétrospective Thierry Mugler : couturissime, au Musée des beaux-arts de Montréal. Dans sa seule entrevue radiophonique lors de sa visite à Montréal, celui qui se fait maintenant appeler Manfred Thierry Mugler parle à Catherine Perrin de son besoin d'évasion de la réalité. Le commissaire Thierry-Maxime Loriot l'accompagne.

« J’étais curieux de tout ce que je ne vivais pas », raconte le créateur au sujet de son enfance dans une famille bourgeoise, mais violente. « Au lieu de prendre la porte du lycée, je prenais la porte du cinéma derrière la gare. Je m’y faufilais et j’y restais toute la journée. Et là, c’était les Superman, les péplums de Cinecittà, les films d’horreur… J’adorais ça. »

Mieux à faire

Son entrée dans l’art s’est faite largement à travers l’étude du ballet. « Je passais mes journées et mes nuits à créer des scénarios, évoque-t-il. J’avais monté une petite scène et fait mes personnages en carton; j’écrivais des poèmes; je faisais de la musique… J’étais très occupé. Très honnêtement,[…] j’avais des choses beaucoup plus importantes à faire que d’aller écouter les conneries d’emmerdeurs de profs que je trouvais nuls, moches, qui sentaient mauvais… j’avais mieux a faire! »

La discipline, c’est construire la base pour aller plus haut, pour aller plus loin, pour être plus équilibré. […] Mais toutes ces souffrances et toutes ces techniques mènent à un moment où, quand vous êtes en train de faire un sublime saut, en plein ballet, vous volez dans l’air. C’est une vraie défonce. C’est sublime.

Manfred Thierry Mugler

Vrai de vrai

« M. Mugler fait partie d’une génération, mais aussi d’un cercle très fermé, de gens qui étaient de vrais créateurs, observe Thierry-Maxime Loriot. Maintenant, on a affaire à des stylistes qui créent pour vendre des accessoires, pour vendre des parfums. Il n’y a plus de vraie créativité. Le travail de Mugler, en fait, n’était pas référencé. Il était inventif; il venait d’un monde de fantaisie. Il n’allait pas référencer Dior ou Channel. »

La rétrospective Thierry Mugler : couturissime est présentée du 2 mars au 8 septembre au Musée des beaux-arts de Montréal.

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