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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 21 février 2019

Les troublants jeux de coulisses pour défendre le glyphosate

Publié le

Un tracteur épand du glyphosate sur un champ de blé.
L'épandage de glyphosate est monnaie courante dans les champs de blé canadiens   Photo : Radio-Canada

Un reportage d'Enquête fait état d'échanges entre le personnel de Monsanto et une société canadienne de consultants qui aurait aidé la multinationale à défendre le glyphosate, en dépit des risques de cancer qui lui sont attribués. Le produit a récemment été homologué à nouveau au Canada, et ce, pour encore 15 ans. Le reportage fait suite à des épisodes de La semaine verte et de L'épicerie sur cet herbicide, qui demeure le plus vendu au monde. Catherine Mercier, animatrice de La semaine verte, et Sylvie Fournier, journaliste à Enquête, discutent avec Catherine Perrin des traces de glyphosate qu'on trouve dans notre assiette.

« En 2015, quand le Comité international de recherche sur le cancer a classé le glyphosate comme cancérigène probable […], déjà, chez Monsanto, on craignait cette décision », raconte Sylvie Fournier, qui fait référence aux révélations des Monsanto Papers, des documents révélés à l’occasion de procès intentés contre la multinationale.

Des chercheurs bien trouvés

Elle relate la séquence des événements : « On fait appel à une firme de consultants canadienne pour organiser le travail de chercheurs déjà un peu choisis d’avance. […] On sait déjà un peu ce que ces chercheurs vont conclure. La firme canadienne sert d‘intermédiaire, mais ce qui est troublant, c’est que les chercheurs se présentent comme étant indépendants, et ce qu’on apprend, en fouillant les Monsanto Papers, c’est qu’il y en avait deux qui étaient directement payés par la compagnie pour faire ce travail, et […] 10 autres avaient déjà été consultants dans le passé [pour Monsanto]. »

La position de Santé Canada, c’est qu'il n’y a pas de danger d’exposition au taux actuel. […] Quel est le taux sécuritaire? À Santé Canada, il n’y a pas de réponse à cela.

Sylvie Fournier

Tuer les mauvaises herbes comme les bonnes

Catherine Mercier rappelle que l’herbicide de Monsanto à base de glyphosate s’appelle le Roundup. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas dans les cultures génétiquement modifiées que ses traces se trouvent en plus grande quantité, mais bien dans les produits à base de blé, d’avoine, de lin, de pois et de lentilles.

« Quelques jours avant la récolte, on pulvérise le blé, explique-t-elle. Très souvent, il n’y a pas de mauvaises herbes. On le pulvérise tout simplement pour l’assécher. Ça se récolte plus facilement; ça tue la plante. Au fond, c’est comme si on traitait le blé comme une mauvaise herbe. »

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