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Catherine Perrin
Audio fil du lundi 11 février 2019

Le 40e anniversaire de la révolution iranienne vu par une mère et sa fille

Publié le

Deux femmes sont devant un micro.
Nima et Elahe Machouf   Photo : Radio-Canada / Ronald Georges

La révolution iranienne a 40 ans. En janvier 1979, le shah d'Iran quitte le pays, renversé par un vaste soulèvement populaire qui porte au pouvoir son principal opposant en exil, l'ayatollah Khomeini. Ce dernier retourne en Iran le 1er février 1979 et prend le pouvoir le 11 février. Cette date marque la fin de la révolution. Les Iraniennes y ont été très actives et ont joué un rôle important. Leurs droits ont été bafoués par la suite. Pour nous en parler, et pour parler de la place des femmes iraniennes 40 ans plus tard, Catherine Perrin reçoit Nima Machouf et sa mère, Elahe Machouf, qui étaient sur place à l'époque.

« On ne connaissait pas le contenu [de ce nouveau gouvernement] », se rappelle Elahe Machouf. Bien des lois restreignant les droits civiques existaient en Iran sous le shah, mais le régime Khomeini a augmenté leur portée.

Nima Machouf avait 13 ans lors de la révolution iranienne. « On n’a pas la chance quatre fois dans sa vie de voir des révolutions. Et c’est quelque chose de très déterminant qui change ta vie au complet », affirme-t-elle.

Les gens s’intéressaient au commun : au bien public, à l’histoire commune, au devenir commun, à ce qu’on allait construire ensemble, et c’était vraiment merveilleux de voir ça.

Nima Machouf
Un homme dans un costume religieux descend d'un avion devant un attroupement de soldats et de journalistes; tout juste derrière lui et de côté, un homme a une main sur son épaule.
L'ayatollah Rouhollah Khomeini foule le sol iranien, à son retour d'exil, le 1er février 1979, en pleine révolution islamique. Photo : Getty Images/Gabriel Duval

Le printemps de la liberté s’est rapidement effrité. Nima Machouf a même été expulsée de l’école en raison de ses opinions politiques.

L'ayatollah Khomeini a compté sur la mobilisation des femmes. Par la suite, son régime a tout fait pour brimer leurs libertés, mais pas en matière d’éducation, et aujourd’hui, 60 % des universitaires sont des femmes.

En Iran, les années 1980 ont été celles de la grande noirceur, avec une terrible vague de répression, rappelle Nima Machouf. Son père a été emprisonné pendant six mois. À la fin de 1979, le code de la famille du régime iranien a ramené les femmes au Moyen-Âge.

« Je suis une féministe des belles années 70. On avait l’espoir de vivre dans un monde meilleur d’égalité, de justice et de paix. On pensait changer le monde. Mais je garde l’espoir, car je suis optimiste encore », soutient Elahe Machouf.

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