Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 23 janvier 2019

Des pistes pour mieux comprendre les enlèvements au Burkina Faso

Publié le

La Canadienne Édith Blais et son ami, Lucas Tacchetto.
Édith Blais, à droite, est l'une des deux Canadiens enlevés au Burkina Faso.   Photo : Facebook

Les enlèvements du travailleur minier Kirk Woodman, depuis retrouvé mort, et de la touriste Édith Blais, dont on est toujours sans nouvelles, ne sont probablement pas reliés, croit la journaliste Benoite Labrosse. Le cas Woodman a toutes les chances d'être une demande de rançon ayant mal tourné, tandis qu'un rapt de touriste peut être l'œuvre d'un mercenaire à la solde de causes variées. La spécialiste de l'Afrique de l'Ouest explique que la chute du président Blaise Compaoré, en 2014, a annulé plusieurs ententes avec des groupes terroristes.

« Il y a plusieurs allégeances; il y a plusieurs groupes. Je ne pourrais pas tous les nommer. Ils changent de nom chaque semaine », indique Benoite Labrosse à propos des groupes pouvant être responsables de ces enlèvements.

Trafic d’Occidentaux

Ces crimes pourraient aussi avoir été commis par des individus non affiliés à des groupes. « Il y a un commerce d’Occidentaux », indique celle qui a déjà vécu au Burkina Faso. « Des fois, ce sont des gens désespérés qui ont besoin d’argent – parce que le Burkina est très, très pauvre – qui décident de kidnapper quelqu’un et de le vendre. Souvent au Mali, où la guerre, en cours depuis 2012, met en cause plusieurs groupes islamistes. Tout le nord [du Burkina Faso] est une frontière commune. »

Le secret de Trudeau

La déclaration du premier ministre Justin Trudeau selon laquelle Édith Blais serait encore en vie a fait sursauter Benoîte Labrosse. « C’est très rare qu’un premier ministre ou un président se prononce dans ces histoires, dit-elle. S’il est allé de l’avant, c’est qu’il sait quelque chose que nous, on ne sait pas. »

Dans ce tour d’horizon des points chauds d’Afrique, la journaliste parle également du Ghana, qui tente d’attirer les touristes en commémorant l’esclavage.

Chargement en cours