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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 16 janvier 2019

Un peu de salive pour détecter le cancer du sein?

Publié le

Une médecin tient une mammographie devant un écran lumineux.
Une médecin étudie une mammographie.   Photo : iStock

Un test de salive pourrait permettre d'évaluer les risques qu'une femme souffre d'un cancer du sein au cours de sa vie. C'est ce qu'indiquent les résultats, publiés hier, d'une étude internationale à laquelle ont participé des chercheurs de l'Université Laval, à Québec. Jacques Simard, chercheur ayant contribué à l'étude, explique à Catherine Perrin que ce test pourrait permettre de détecter 313 variations génétiques.

La nouvelle méthode a été mise au point en établissant une signature génétique d’un échantillon de 220 000 femmes, à partir de 80 études réalisées dans plus de 35 pays. « C’est vraiment la règle de l’art dans les études d’épidémiologie », dit-il, assurant que la fiabilité du test est supérieure à celle des tests génétiques de généalogie en vente libre.

Selon le Dr Simard, ce test permettra de déceler les femmes à risque, au-delà du bassin de celles qui ont des antécédents familiaux.

Prédictions plus précises

« Mes collègues au Royaume-Uni travaillaient depuis plus de 20 ans à raffiner leur modèle de prédiction de risque », raconte le professeur titulaire de la Chaire de recherche du Canada en oncogénétique à la Faculté de médecine de l’Université Laval. « Au départ, leur modèle était essentiellement pour les femmes qui consultaient dans les cliniques d’oncogénétique. […] La nouveauté, c’est que maintenant, on a inclus dans ce modèle la signature génomique des variations communes, donc pour l’ensemble des femmes, et aussi, on a combiné cette information aux autres facteurs de risques reconnus. [Cela] inclut les facteurs hormonaux, l’histoire familiale lorsqu’elle est disponible, mais aussi certaines habitudes de vie. »

Adapter le dépistage

Le spécialiste estime que cette approche permettra d’établir des plans de dépistage adaptés aux risques de chaque femme. « L’objectif n’est pas pour l’instant de donner un pourcentage [de risque] à la décimale près, mais plutôt d’arriver avec des catégories de risque, souligne-t-il. Les femmes qui auraient un risque légèrement plus élevé pourraient commencer [le dépistage] à 40 ans. Des femmes qui auraient un risque plus élevé pourraient débuter à 35 ans. »

Le test de salive ne devrait être passé qu’une seule fois dans la vie, et son coût pour le système de santé serait comparable à celui d’une mammographie.

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