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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 3 janvier 2019

Don d’organes : les récits de ceux qui l’ont vécu

Publié le

Dr Pierre Marsolais, Stéphanie Gauthier et Simon Robert au micro de Stéphan Bureau.
Dr Pierre Marsolais, Stéphanie Gauthier et Simon Robert   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Stéphanie Gauthier, qui a subitement perdu sa petite sœur l'an dernier, se félicite que ses organes aient servi à quelque chose. Simon Robert, 39 ans et souffrant de fibrose kystique, serait mort en 2010 s'il n'avait pas reçu une double greffe des poumons. En compagnie de Pierre Marsolais, intensiviste à l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ils expliquent à Stéphan Bureau que le don d'organes peut être un cadeau pour les receveurs et les proches des donneurs, mais un problème pour les médecins.

« À la fin, ce n’était plus vraiment une vie », dit Simon Robert, dont la condition s’est rapidement détériorée quand il avait 29 ans, au point où il n’avait plus que 12 % de sa capacité pulmonaire. Pourtant, le travailleur de la construction ne voulait pas recevoir de greffe, initialement. Trois mois après sa première greffe, il recommençait à travailler.

Respirer en silence

Il décrit le premier changement qu’il a constaté : « Quand je respirais [auparavant], ça faisait du bruit; un genre de craquement, un peu comme quand on écoute des Rice Krispies. Quand je me suis réveillé, je respirais en silence. Ça faisait des années que je n’avais pas respiré sans m’entendre. »

« On savait exactement ce qu’Alexandra voulait »

La sœur de Stéphanie Gauthier n’avait que 26 ans au moment de sa mort, mais elle avait signé sa carte de don d’organes. « C’est une discussion qu’on avait eue en famille; on savait exactement ce qu’Alexandra voulait advenant son décès, raconte-t-elle. Donc, quand le pire est arrivé, quand on a eu cette possibilité, aux soins intensifs, de faire le don d’organes, pour nous, c’était une décision difficile, mais en même temps, c’était la bonne décision. »

Une solution qui fait du bien

Pierre Marsolais se fait un point d’honneur de ne pas explicitement demander les organes d’un patient à ses proches. « Je dis : "Ceci est possible", précise-t-il. J’ai compris depuis longtemps que lorsqu’une famille est éplorée, c’est très salutaire pour [elle] de savoir que cela est possible. Les familles perçoivent ça comme une source de soulagement, même dans cette douleur. Ça leur fait du bien de pouvoir sauver des gens. »

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