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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 11 décembre 2018

Douleur chronique et fibromyalgie : l’importance d’une approche concertée

Publié le

Douleurs chroniques à la nuque
Selon des données de Statistique Canada datant de 2008, un Canadien sur six souffre de douleurs chroniques.   Photo : iStock

Parce qu'elle peut comporter de lourdes conséquences psychologiques, comme la dépression et l'anxiété, et parce qu'elle peut dissimuler de la comorbidité, comme l'arthrite, la douleur chronique ne peut être traitée de façon isolée par les médecins traitants, estime Denis Fortier. Le physiothérapeute parle à Catherine Perrin de l'importance d'une bonne cohésion au sein de l'équipe traitante, et de la nécessité pour les victimes de douleur chronique de réapprivoiser le mouvement une activité à la fois.

« Il y a des aspects cognitifs à la douleur », souligne Denis Fortier, à propos des limites d’un seul spécialiste pour traiter ce problème, qui touche une personne sur cinq dans la population générale, et 40 % des gens de 65 ans et plus vivant en établissement. « Si vous avez mal souvent et longtemps, peut-être que votre niveau d‘attention va changer, peut-être que votre niveau de concentration va changer. Votre mémoire de travail sera peut-être modifiée. Moi, comme physiothérapeute, est-ce que je me sens outillé pour régler des problèmes cognitifs? Non. On en tient compte dans nos traitements, mais je ne suis pas psychologue. »

Difficile diagnostic

Le spécialiste parle également de la difficulté de diagnostiquer la douleur chronique et la fibromyalgie. « Il n’y a pas de prise de sang. Il n’y a pas de test précis. Donc, il faut y aller avec des signes cliniques, indique-t-il. La fibromyalgie [est caractérisée par] la douleur à au moins quatre régions différentes. Il y a aussi la fatigue. […] Il y a une part de subjectivité. »

Écoute primordiale

Denis Fortier insiste sur l’importance, pour les médecins, de tenir compte des perceptions du patient, même si elles ne sont pas scientifiques. « Le parcours du patient va souvent influencer la perception même [qu’il a] de son problème. Souvent, ce sont des patients qui ont consulté beaucoup, beaucoup de médecins spécialistes, beaucoup de professionnels de la santé, beaucoup de personnes, aussi, qui n’ont peut-être pas les compétences [nécessaires]. »

Il en appelle aussi à l’optimisme. « Je n’aime pas le terme "douleur chronique", dit-il. Si vous avez une douleur depuis 25 ans ou depuis 5 mois, au sens strict du terme, c’est la même chose. Pour le commun des mortels, une douleur chronique, c’est une douleur qui ne partira jamais. Je préfère le terme "douleur persistante". Notre propre attitude [fait une] différence. »

Il est également question d’incontinence.

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