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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 4 décembre 2018

Les bons et mauvais côtés de l’information médicale sur Internet

Publié le

Un stéthoscope sur une tablette intelligente.
Le web regorge d'informations médicales.   Photo : iStock

À force de consulter les informations médicales sur le web, le public est plus éduqué sur la santé et s'attend à plus des médecins qu'il consul te. En revanche, il s'expose à la cyberchondrie, une utilisation répétée et abusive des ressources médicales qui fait augmenter l'anxiété et la détresse. Denis Fortier, physiothérapeute, explique à Catherine Perrin que les sites médicaux sont également susceptibles de servir les intérêts économiques de leurs auteurs et d'être insuffisamment mis à jour.

Selon Denis Fortier, l’avènement du web médical force les médecins à mieux faire leur travail. « Si le niveau de satisfaction des soins reçus est faible, la personne va être beaucoup plus portée à consulter [Internet], à avoir peut-être de l’information fragmentée, des connaissances pas nécessairement scientifiques, et peut-être même à se méfier des conseils reçus des professionnels, déplore-t-il. C’est trop fréquent comme comportement pour que ça n’ait pas de conséquences. »

Des hyperliens hyperintéressés

Si la validité des renseignements en ligne est souvent discutable, le biais des sites qui en sont la source est parfois indéniable. « Plusieurs études ont démontrées, par exemple, que les sites web qui traitent des sujets de santé mentale qui sont hébergés ou financés par des compagnies pharmaceutiques proposent davantage d’information concernant les causes biologiques et les traitements pharmaceutiques plutôt que de passer du temps sur d’autres aspects, comme des traitements de psychothérapie », indique le psychothérapeute.

La rigueur malmenée

S’appuyant sur une étude menée en Colombie-Britannique sur 100 sites portant sur le cancer de la prostate, Denis Fortier affirme : « Seulement 27 % des sites étudiés donnaient le nom des auteurs des textes, donc, seulement le quart. Parmi ce quart-là, seulement 16 % des sites donnaient leurs références. La moitié des sites donnaient leur [date de] mise à jour. Moi, j’appelle ça des sites poussiéreux. Malgré la faiblesse de tous ces éléments, 90 % des sites fournissent de l’information sur la détection du cancer et sur le traitement. »

En revanche, le spécialiste estime que le web constitue une excellente ressource pour s’informer sur la prévention des maladies, ainsi que sur les médicaments qui nous sont prescrits.

Il est également question de l’activité physique chez les enfants.

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