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Stéphan Bureau
Audio fil du mercredi 7 novembre 2018

Les activités LGBTQ, un défi en dehors des grands centres

Publié le

Devanture du Saloon Bistro Bar, à Montréal.
Devanture d'un bar pour la communauté LGBTQ+ à Montréal   Photo : iStock

À Moncton, le seul bar destiné à la clientèle des communautés LGBTQ a récemment fermé ses portes. À Whitehorse, au Yukon, il n'existe pas de ce qu'on appelle communément « bar gai », alors les gens de cette communauté se retrouvent dans un restaurant. Dans les métropoles du pays, les points de rendez-vous homosexuels sentent la pression en raison des applications de rencontre. Frédéric Choinière explique à Catherine Perrin qu'au-delà de la drague, les points de rencontres pour homosexuels demeurent des pôles vitaux où ils peuvent se sentir protégés.

« On peut dire qu’aujourd’hui, se réclamer de la communauté LGBTQ, c’est quand même un peu plus [courant] qu’avant. Donc, on peut peut-être se retrouver ailleurs et pas nécessairement dans des établissements dédiés », constate Frédéric Choinière, au sujet des autres causes du déclin des bars gais.

Une soirée à la fois

« On est obligés de se faire une place dans un écosystème qui n’est pas exclusivement LGTBQ », poursuit-il, expliquant que les établissements à la clientèle exclusivement homosexuelle sont de plus en plus remplacés par des soirées thématiques dans des bars pour clientèle hétéronormative.

Des adresses

À Moncton, de telles soirées ont lieu au Bar Caveau. À Fredericton, c’est au Boom! Nightclub. À Halifax, direction Menz Bar ou Reflections. À Sudbury, des soirées ont lieu au Zigs. À Winnipeg, on danse au Fame ou on se rencontre au Club 200.

Hommes et femmes réunis

Révolue, aussi, est l’époque où les clientèles gaies et lesbiennes avaient des points de rendez-vous différents. « Dans les endroits où il y a plus d’offre, on peut y aller avec un certain clientélisme, mais il y a des endroits où l’on n’a pas le choix : il n’y a qu’un seul établissement [ouvert aux activités LGBTQ] », souligne Frédéric Choinière.

Un héritage à préserver

Ces points de rencontre n’offrent pas qu’un sentiment de sécurité, selon le chroniqueur. « Il y a aussi un vecteur de transmission historique », dit-il.

Il ajoute : « Si on parle des communautés francophones en situation minoritaire, bien souvent, le lien avec l’Église catholique est encore très fort. Des membres ne se sentent pas tout à fait à l’aise d’exprimer ouvertement leur orientation ou leur identité de genre. »

Le sixième 5 à 7 franco homo aura lieu le 28 novembre à la Brasserie Nonsuch, à Winnipeg.

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