Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du mardi 30 octobre 2018

Respirer par le nez pour mieux mémoriser

Publié le

Une petite filles hume paisiblement l'air ambiant, les yeux fermés.
Respirer par le nez permet de mieux se souvenir d'information, selon une étude.   Photo : iStock

La respiration nasale est liée à un meilleur stockage d'information dans la mémoire que l'expiration ou que la respiration par la bouche, selon une étude américaine menée en 2016. Les oscillations olfactives induites par l'entrée d'air dans le nez favorisent un meilleur traitement cognitif. Sonia Lupien, chercheuse en neurosciences, explique à Catherine Perrin que ces résultats risquent de changer l'étude du sommeil et de la méditation par les scientifiques.

« Les neurones du système olfactif répondent à l’air qui entre dans le nez, et ce, même si l’on n’est pas en train d’essayer de sentir quelque chose », dit Sonia Lupien pour décrire le phénomène de l’oscillation olfactive, connu depuis les années 2000. « Ça amène aussi à l’activation des récepteurs sensoriels au bout des poils du nez. Le message commence à se promener, atteint une région du cerveau appelée le bulbe olfactif, à la base du cerveau. Et là, tous les neurones commencent à créer ce qu’on appelle des oscillations : ils déchargent en même temps. Donc, il y a une synchronie. »

Les meilleurs souvenirs entrent par les narines

La spécialiste décrit l’étude menée en 2016 sur 140 sujets par la neurologue Christina Zelano, qui a démontré le lien entre les oscillations olfactives et la mémoire : « Les résultats ont montré que la façon de respirer et la phase de respiration ont des effets sur la mémoire. La respiration nasale est liée à une meilleure performance de mémoire que la respiration par la bouche, et c’est vrai seulement si ce qu’on est train de mémoriser se fait pendant que l’air entre dans le nez. Donc, par l’inspiration et non pas l’expiration, parce que c’est au moment de l’inspiration qu’il y a création d’oscillations olfactives. »

Qui dort mémorise?

Selon Sonia Lupien, cette étude pourrait changer notre compréhension du sommeil : « On a des [périodes] lentes, pendant le sommeil, et on sait depuis les années 1990 que le sommeil est impliqué dans la mémorisation des événements de la journée. On ne savait pas trop par quel phénomène ça pouvait fonctionner. Un paquet d’entre nous respirons par le nez lorsque nous dormons. Est-ce que ça ne pourrait pas créer des oscillations olfactives? »

Il est également question des bienfaits de fréquenter les parcs nationaux.

Chargement en cours