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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 18 septembre 2018

On apprend à aimer quelque chose à force d’y être exposé

Publié le

Une femme couchée dans l'herbe écoute de la musique
Plus on est exposé à quelque chose, plus on est susceptible de l'aimer, démontrent des études. C'est ce qui nous entraîne parfois à aimer des chansons, selon Sonia Lupien.   Photo : iStock

La science le dit : l'accoutumance favorise l'appréciation. Qu'il s'agisse des anchois que votre conjoint insiste pour mettre sur la pizza ou des chansons mal aimées de son disque préféré, on augmente bel et bien les chances de les priser avec l'habitude. Il s'agit de l'effet de simple exposition. Selon Sonia Lupien, c'est la raison pour laquelle on aime moins une photo de soi que la réflexion du miroir. La chercheuse en neurosciences explique à Catherine Perrin comment ce principe est utilisé en politique et en publicité.

Selon Sonia Lupien, l’effet de simple exposition a été confirmé grâce aux mesures de réponse électrodermale, ou de réponse psychogalvanique. « C’est un peu ce qu’on utilise dans les détecteurs de mensonges, indique-t-elle. Ça mesure les variations dans les caractéristiques électriques de la peau. Quand une personne vit une émotion, par exemple, les caractéristiques vont se modifier et on va avoir une petite modification de la température à la surface de la peau. »

Mécanisme naturel

« Chaque fois qu’on est exposé à un stimulus pour la première fois, on a tendance à ne pas l’aimer, parce que notre système de détection de danger qui nous aide à survivre dit : "Attention, on ne sait pas ce que c’est", souligne la chercheuse. Mais à force d’être exposé au stimulus et de se rendre compte qu’il n’est pas dangereux, on se met à l’aimer et à approcher ce stimulus. »

L’appétit vient en mangeant… 20,95 portions

« Le chiffre magique du nombre d’expositions [nécessaire] pour que les gens se mettent à aimer un stimulus est de 20,95 », révèle Sonia Lupien, tout en précisant que cet effet ne fonctionne pas chez les enfants. « Après, les chercheurs observent une diminution de l’appréciation de ce stimulus. À un moment donné, on se tanne. »

La spécialiste confirme que le principe est fréquemment utilisé en publicité et en politique : « Si on présente très souvent [une] marque au public, on va avoir une augmentation de cet effet de simple exposition. »

Il est également question de l’événement Du big bang à la double hélice, qui aura lieu le 22 septembre au Théâtre Outremont, à Montréal.

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