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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 4 septembre 2018

L’anxiété de l'adulte détectable dès l’âge de 6 ans

Publié le

Une jeune écolière qui semble s'ennuyer à son pupitre, à l'école.
L'anxiété adulte serait détectable dès l'âge de 6 ans, selon une étude québécoise.   Photo : iStock

L'irritabilité, la tendance à blâmer les autres, le fait de ne pas être apprécié par ses amis ou de pleurer souvent et le tempérament solitaire chez l'enfant peuvent être des signes avant-coureurs de troubles anxieux qui se déclareront à l'âge adulte. C'est ce que démontre une étude longitudinale menée depuis 1986 sur des enfants québécois. Sonia Lupien, chercheuse en neurosciences, explique à Catherine Perrin que cette étude peut expliquer les diagnostics changeants que reçoivent certains enfants au fur et à mesure qu'ils vieillissent.

« C’est une étude qui a été très, très bien faite. Les chercheurs ont seulement étudié les petites filles parce qu’on sait [qu’elles ont] plus d’anxiété et de dépression – ils voulaient diminuer le plus grand nombre de variables possibles », indique Sonia Lupien au sujet du travail des chercheurs de l’Hôpital Sainte-Justine, à Montréal.

« Les chercheurs montrent que, sur les 780 jeunes filles – la cohorte qui est demeurée dans l’étude jusqu’à l’âge de 23 ans –, 270 d’entre elles, donc 34,6 %, avaient développé un trouble anxieux à l’âge adulte, dit la chercheuse. Ensuite, 128, donc 16 %, ont développé un trouble dépressif. Trente-quatre plus 16, ça fait 50 %. »

« Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ont montré qu’aucun symptôme, à l’enfance, ne prédit la dépression », souligne-t-elle.

Petit symptôme deviendra grand

« Quand on peut prédire, on peut prévenir, affirme Sonia Lupien. Les chercheurs suggèrent que les symptômes [irritabilité, blâmer autrui, ne pas être apprécié, pleurs, solitude] sont des symptômes-ponts. Ça permet à un symptôme somme toute assez anodin, durant l’enfance, de se développer en trouble mental si on ne fait rien. Ce qu’ils suggèrent aux cliniciens, c’est de porter une attention particulière à ces cinq symptômes quand ils les voient chez des enfants pour essayer de les traiter, les travailler, pour qu’éventuellement, ils ne se développent pas en troubles anxieux. »

Il est également question du nouveau numéro du magazine Mammouth.

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