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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 30 août 2018

Pourquoi on ne pourrait se passer de sondages électoraux

Publié le

Claire Durand, René Gélinas et Stéphane Mailhiot au micro de Catherine Perrin.
Claire Durand, René Gélinas et Stéphane Mailhiot   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Plus ils sont nombreux, meilleur est l'aperçu qu'on a de l'opinion publique à l'approche d'une élection. En outre, les sondages indépendants empêchent le gouvernement en poste de donner de fausses informations sur ce que pense vraiment la population. C'est l'avis de René Gélinas, consultant en analyse de données, et de Claire Durand, professeure de sociologie. En compagnie du publicitaire Stéphane Mailhiot, ils expliquent à Catherine Perrin que ce ne sont pas les sondeurs qui n'ont pas vu venir la vague orange de 2011, la majorité libérale de 2015 ou l'élection de Donald Trump en 2016, mais bien les agrégateurs.

« Chaque sondage a son utilité, croit René Gélinas. Ça permet de positionner notre jugement, de voir les variations et d’essayer d’être critique sur la façon dont ces sondages sont produits. Ça permet aussi à des firmes comme Québec125 ou Too Close To Call de faire leur travail. Ce n’est pas le même travail que les sondages, mais ils nous [apportent] une information qui est intéressante. […] C’est un exercice que les sondeurs peuvent difficilement faire, mais qu’eux, en agrégeant toutes ces données, réussissent à faire. En général, j’aime qu‘il y ait plus [de sondages] que pas assez. »

Écarts

« C’est d’essayer de rapprocher la technique du sondage, non pas de l’opinion publique, mais des comtés où ça fait une différence », dit Stéphane Mailhiot au sujet du travail des agrégateurs. « Là où il y a un écart présentement, c’est entre le sondage d’opinion publique et la façon de gagner une élection. C’est là où le sondage nous donne une indication intéressante [sur] nos systèmes politiques. Que ce soit aux États-Unis ou ici, il commence à y avoir un écart entre la façon dont ils sont faits et l’idée que l’on gouverne pour le plus grand nombre. »

Ces mouvements trop rapides

« Les sondages ne [révèlent] jamais [quel parti sera] majoritaire ou minoritaire. Ça, c’est l’opération qui est faite après, par les agrégateurs, précise Claire Durand. La difficulté qu’ont les agrégateurs, c’est de voir – par exemple quand on dit que ça augmente de 2 % dans les sondages – où ça se répartit, et de un, et de deux, […] ils ont de la difficulté quand il y a des mouvements rapides. Les agrégateurs n’ont pas bien jugé ce qui se passait avec le NPD (Nouveau Parti démocratique) au Québec en 2011 [ni] avec les libéraux en 2015, parce que leur modèle prend trop en compte les sondages qui ont été réalisés longtemps avant. »

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