•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le plastique dans les océans, aussi générateur de gaz à effet de serre

Médium large

Avec Catherine Perrin

Le plastique dans les océans, aussi générateur de gaz à effet de serre

Audio fil du jeudi 9 août 2018
Sarah-Jeanne Royer montre les ravages de la pollution des océans par le plastique.

Sarah-Jeanne Royer pose au milieu d'une quantité impressionnante de déchets en plastique repêchés dans l'océan.

Photo : Courtoisie

On connaissait déjà les conséquences de la présence du plastique dans les océans, qui salit les berges et met en danger les mammifères marins. Or, une récente étude, dont les résultats ont été dévoilés dans la revue scientifique PLOS ONE, démontre que ce plastique, qui flotte et qui est exposé au soleil, produit aussi des gaz à effet de serre (GES). Sarah-Jeanne Royer, océanographe à l'Université d'Hawaï, a dirigé cette étude et parle à Stéphan Bureau de ses conclusions.

« Les effets du plastique dans la mer sont très importants en termes de GES, mais dans l’air, ils sont encore plus importants », note-t-elle. La radiation solaire fait en sorte que le plastique qui flotte ou qui se retrouve sur les plages ou les berges, en se dégradant, produit des GES.

Ce phénomène, qui concerne principalement le polyéthylène de basse densité, est très lent, mais il n’en demeure pas moins très nocif pour l’environnement.

Le plastique se dégrade, mais c’est très, très lent comme processus. Une bouteille de plastique que vous laissez dans votre cour arrière va mettre énormément d’années à commencer à se dégrader, mais tout au long de son existence, cette bouteille-là émettra des GES. [...] Tout au long de ce processus de dégradation, des GES sont émis.

Sarah-Jeanne Royer, océanographe

Sarah-Jeanne Royer souligne que plus la surface de contact du plastique est grande, plus les émissions de GES sont élevées. Cela n’augure rien de bon, dit-elle, lorsqu’on pense à tout le plastique qui a été produit au cours des 70 dernières années.

Les mentalités évoluent

Heureusement, dit la chercheuse, il y a de l’espoir. Selon elle, les mentalités sont en train de changer au sein des populations par rapport à l’utilisation et la consommation de plastique, comme en fait foi la récente décision de plusieurs entreprises de bannir les pailles en plastique.

Plus on en parle, plus les médias en parlent, plus les gens vont être sensibilisés. Si on commence avec les pailles, par la suite, ça va peut-être être les verres de plastique, les fourchettes, les couteaux, les sacs.

Sarah-Jeanne Royer, océanographe

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi