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Golf : les difficultés d’adaptation d’un sport ancien

Médium large

Avec Catherine Perrin

Golf : les difficultés d’adaptation d’un sport ancien

Audio fil du mercredi 18 juillet 2018
Rory McIlroy réagit à son coup de départ au 12e trou de l'Omnium britannique à Carnoustie en Écosse, le 18 juillet 2018.

Rory McIlroy est l'un des favoris pour remporter la 147e édition de l'Omnium britannique.

Photo : Getty Images / Harry How

À cause des coûts prohibitifs liés à sa pratique, du temps qu'il exige et des tendances discriminatoires de son élite, le golf suscite de moins en moins d'engouement. Les joueurs délaissent les terrains traditionnels, les plus jeunes n'ont pas accès aux clubs privés, et les investissements dans les nouveaux terrains fondent. À la veille du début du 147e Omnium britannique, Meeker Guerrier, journaliste, et Ray Lalonde, expert en marketing sportif, expliquent à Stéphan Bureau que les mordus se tournent vers les terrains d'exercice ou encore le golf virtuel.

« C’est un sport qui a pris du temps à s’adapter au monde qui l’entourait », souligne Meeker Guerrier, rappelant que les règles et la culture du golf ont peu changé depuis sa codification, en 1764. Tout au plus les joueurs sont-ils un peu plus musclés depuis l’arrivée de Tiger Woods.

Il rappelle aussi qu’à l’Augusta National Golf Club de Géorgie, l’un des terrains de golf les plus prestigieux des États-Unis, les Noirs ne sont admis que depuis 1990. Les femmes, elles, depuis 2012.

Sport de riches
« Aux États-Unis, le revenu moyen des gens qui jouent au golf est de 95 000 $ US. Ce n’est pas énorme, mais ce n’est pas peu non plus. Ce n’est pas comme le football, où l’on a juste besoin d’un ballon et de deux poteaux, note le journaliste. Le défi est de faire dépenser les gens. Le bassin de population qui peut dépenser pour le golf est de plus en plus restreint. »

Trop long
Ray Lalonde remarque que la très longue durée d’une partie de 18 trous – 4 heures 30 minutes – contraste avec les besoins croissants de rapidité dans la population. « Il faut se rendre sur place, se réchauffer un peu, pratiquer… Ça prend quasiment une journée complète, constate-t-il. Les gens, aujourd’hui, sont dans la consommation rapide. Ils n’ont pas le temps de faire ces choses-là! »

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