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Catherine Perrin
Audio fil du lundi 18 juin 2018

Le bruit, véritable problème de santé publique

Publié le

Un avion passe au-dessus d'un quartier.
Le bruit des avions est un véritable irritant pour de nombreux résidents de quartiers situés près d'un aéroport.   Photo : iStock

« En Amérique du Nord, il y a un phénomène de déni des autorités publiques [en ce qui concerne] la pollution par le bruit », déplore Pierre Lachapelle, président du regroupement Les pollués de Montréal-Trudeau. Il est exaspéré par la pollution sonore dans le ciel montréalais. Il dit que le bruit diminue considérablement la qualité de vie, des propos corroborés par Tony Leroux, professeur titulaire à l'École d'orthophonie et d'audiologie de l'Université de Montréal. Avec le chanteur Yann Perreau, ils parlent de l'effet du bruit sur la santé.

Les conséquences du bruit sur la santé sont bien documentées depuis des années, fait remarquer Pierre Lachapelle, qui cite en exemple une étude épidémiologique menée en 2011 par la section européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). On y apprend que les nuisances sonores sont à l’origine non seulement de désagréments et de perturbations du sommeil, mais aussi de crises cardiaques, de troubles de l’apprentissage et d’acouphènes.

Pour le président du regroupement Les pollués de Montréal-Trudeau, le bruit des avions est sans contredit celui qui dérange le plus. Pierre Lachapelle affirme avoir enregistré, dans le quartier Ahuntsic, des pointes de bruit tout à fait inacceptable.

Le bruit aérien, je pense qu’il est plusieurs coches au-dessus du bruit d’une tondeuse. […] Pour des avions soit en atterrissage soit en décollage, on a des pics qui se situent entre 60 et 70 décibels. Il n’y a pas grand-chose à 40 décibels dans Ahuntsic en matière de mouvement aérien. Alors, c’est insupportable!

Pierre Lachapelle, président du regroupement Les pollués de Montréal-Trudeau

Quand le silence donne le vertige

Le bruit est à ce point présent dans nos vies de tous les jours que certaines personnes réagissent parfois bizarrement lorsqu’elles se retrouvent dans une situation où le silence règne, fait remarquer Yann Perreau.

L’auteur-compositeur-interprète l’a appris il y a quelques années en participant à une expérience d’une heure dans une chambre anéchoïque, une salle d'expérimentation dont les parois absorbent les ondes sonores ou électromagnétiques. « Le souvenir que j’ai, c’est le vertige, un peu. […] J’avais quand même une sensation de déséquilibre », raconte-t-il.

Selon Tony Leroux, il est impératif de faire des campagnes de civisme afin de sensibiliser les citoyens au problème du bruit. De telles campagnes ont bien fonctionné en France, dit le professeur titulaire à l'École d'orthophonie et d'audiologie de l'Université de Montréal.

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