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Les entreprises réagissent-elles trop vite aux controverses?

Médium large

Avec Catherine Perrin

Les entreprises réagissent-elles trop vite aux controverses?

Audio fil du jeudi 31 mai 2018
Roseanne Barr et Morgan Freeman

Roseanne Barr et Morgan Freeman

Photo : Getty Images / Getty Images Entertainement / Astrid Stawiarz / AFP / Mark Ralston

Les entreprises associées à des célébrités n'ont guère le choix de réagir très vite lorsque celles-ci font l'objet d'allégations ou de critiques pour des propos déplacés. Arnaud Granata, éditeur d'Infopresse, et Stéphane Mailhiot, publicitaire, émettent ce constat à la suite du congédiement de l'acteur Morgan Freeman comme narrateur du réseau de transport en commun de Vancouver, et de l'annulation de la série Roseanne. Nos bêtes de pub expliquent à Catherine Perrin que les entreprises craignent que ces porte-parole récidivent et que leurs frasques demeurent associées à leur marque de commerce.

La semaine dernière, Morgan Freeman a perdu son contrat de narrateur du transport en commun de Vancouver à la suite d’allégations de harcèlement sexuel à l’encontre de plusieurs femmes. Cette semaine, la populaire série de Roseanne Barr a subitement été retirée de la grille-horaire après que la comédienne eut émis des propos racistes envers une ancienne conseillère de Barack Obama sur Twitter.

Accumulation

« La sanction peut paraître assez grande, convient-il. En même temps, lorsqu’on regarde l’historique de Roseanne Barr, […] c’est une accumulation. Au-delà de ses vues politiques – on sait qu’elle soutenait [ouvertement] Donald Trump –, elle est connue pour utiliser Twitter de façon très intempestive, un peu comme Donald Trump, d’ailleurs. Ce n’est pas la première fois. Je pense que c’est ce qui a dû vraiment agacer les dirigeants du réseau ABC. »

Évolution des mœurs

Stéphane Mailhiot fait valoir que les choses ont bien changé depuis le scandale d’adultère qui a failli faire dérailler la carrière du golfeur Tiger Woods en 2009. « À l’époque, les commanditaires liés à la performance sportive avaient conservé leur endossement. Nike était restée avec lui, alors que des commanditaires qui étaient plus dans le [courant d’attitude] – les montres, les bijoux et les voitures, plus liées au personnage [de gentilhomme] de Tiger Woods) – s’en étaient dissociés. […] Aujourd’hui, ce serait beaucoup plus difficile de [justifier] le même genre de rupture. »


Il est également question du nouveau règlement sur la protection des données (Nouvelle fenêtre), d’un projet africain pour favoriser la diversité dans les émoticônes (Nouvelle fenêtre) (emojis) et de la tendance croissante du public à vouloir rester chez lui (Nouvelle fenêtre).

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