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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 2 mai 2018

Marx, le penseur clairvoyant qui a vu les dérives du capitalisme

Publié le

Karl Marx
Karl Marx (1818-1883)   Photo : iStock

Mondialisation, mégadonnées, uniformisation des modes de vie, économie de plateforme, agriculture urbaine, changements climatiques... Karl Marx aurait pressenti tout cela et bien plus encore dans ses deux œuvres phares, Manifeste du parti communiste (1848) et Le capital (1867). À l'approche du 200e anniversaire du théoricien du socialisme, Diane Bérard, chroniqueuse économique, et Éric Pineault, économiste, se demandent, en compagnie de Catherine Perrin, ce que Karl Marx dirait à propos de l'intelligence artificielle.

« Marx a beaucoup parlé de l’aliénation du travail. Pour lui, la nature créative de l’humain doit primer sur tout. Or, qu’est-ce qu’on voit aujourd’hui? On a des tonnes d’entreprises qui suivent des séminaires en créativité, souligne Diane Bérard. On a une école de créativité à Montréal qui s’appelle La Factrie. Tout à coup, on veut réhabiliter la créativité au travail pour mobiliser les employés. Il n’y a rien de nouveau; Marx en a parlé il y a [presque] 200 ans. Il parlait du bonheur au travail, du fait que le travail est censé être un moyen d’embellir et d’enrichir l’existence des employés. On redécouvre ça, aujourd’hui. »

Rôles inversés
« Dans Le capital, il y a un brillant chapitre, l’une des premières grandes analyses de la technologie et de son caractère aliénant, indique Éric Pineault. C’est le chapitre sur la grande machinerie. Le principe de son analyse, c’est qu’avant la grande machinerie, l’être humain prenait l’outil et le faisait travailler. Quand on installe le système de la grande machinerie, la machine prend l’être humain et s’en sert pour se nourrir. »

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