Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 18 avril 2018

Le magasin à un dollar, un concept plus rentable que jamais

Publié le

Devanture d'un magasin Dollarama, dans un centre commercial de Jonquière.
Devanture d'un magasin Dollarama, à Jonquière   Photo : Radio-Canada

La succession de crises économiques, la disparition de la concurrence, l'émergence des déserts alimentaires et l'appétit insatiable des clients pour les rabais font que les magasins à un dollar continuent de croître, même en pleine crise du commerce au détail, surtout dans les endroits les moins cossus. Alors qu'une nouvelle chaîne chinoise, Miniso, fait son arrivée au Canada, Diane Bérard, chroniqueuse économique, et Éric Pineault, économiste, expliquent à Isabelle Craig que ces magasins contribuent tellement aux problèmes de pollution que leurs actionnaires devront un jour repenser leur modèle d'affaires.

« [Dans ces magasins], on ne mise pas sur les bas prix, c’est faux. On mise sur l’abondance, indique Éric Pineault. Les bas prix, ça, c’est Walmart. La stratégie Dollarama, c’est l’abondance. Il faut qu’on puisse, lorsqu’on dépense 20 $, avoir un gros sac plein. Il faut que l’emballage soit gros – le volume est important. Ensuite, il y a le seuil psychologique de 5 $. Lorsqu’on construit un magasin Dollarama, [la succursale] rentre dans son argent en deux ans. Il s’agit de jouer sur la fête : 50 % de la clientèle gagne 50 000 $ ou moins. Son revenu discrétionnaire est de 800 $ par année. C’est 15 $ par semaine. Quand [cette clientèle] entre dans un Dollarama, elle veut vivre l’expérience [de se dire] : "Wow, je peux me le payer!" »

Les riches dans l’engrenage
« Quand on gratte un peu, on s’aperçoit que 25 % des [clients] de Dollarama gagnent 100 000 $ et plus, révèle Diane Bérard. Donc, ce phénomène du besoin d’abondance se retrouve aussi chez la classe supérieure. C’est pour les mêmes raisons qu’elle va chez Winners. Est-ce qu’elle a besoin d’avoir des vêtements à si bas [prix] et de contribuer à l’engrenage qui fait qu’on vend les vêtements plus chers […] parce qu’on sait qu’on ne les vendra pas? »

Battre le système
Elle poursuit : « Je pense qu’il y a un [souci] de battre le système. Chez les riches, quand on investit à la Bourse, on veut battre le système, on veut battre les indices. Comme consommateur, on veut se sentir plus brillant que le système. Donc, si on va chez Dollarama, si on va chez Winners et qu’on a beaucoup de sacs, on sent qu’on est plus fort que le système parce qu’on a réussi à économiser. »

Chargement en cours