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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 26 janvier 2018

Oscars : les incroyables jeux de coulisses derrière les prix

Publié le

<i>Dunkirk</i>, de Christopher Nolan
Fionn Whitehead dans Dunkirk, de Christopher Nolan   Photo : Warner Bros.

Achat de publicités dans les journaux, embauche de relationnistes, coups d'éclat médiatiques, campagnes de salissage des compétiteurs... Chaque année, les studios de cinéma dépensent entre 100 millions et un demi-milliard de dollars pour s'assurer que les membres de l'Academy of Motion Picture Art and Sciences, qui votent pour les films en nomination en vue du gala des Oscars, connaissent leurs films. Georges Privet, critique de cinéma, raconte à Catherine Perrin que même le pape a été mêlé à l'une de ces campagnes, où tous les coups sont permis.

« Le premier but des studios est de s’assurer que les gens [qui votent] aient au moins entendu parler des films. Parce que rien ne prouve qu’on les a vus quand on vote pour », souligne Georges Privet.

Des prix qui n’ont pas de prix
Les studios peuvent payer 72 000 $ pour acheter la une d’un magazine comme Hollywood Reporter, et 15 000 $ pour engager un relationniste qui orchestrera une campagne de charme. Ce relationniste touchera en retour 20 000 $ par nomination. La participation à un film oscarisé pour un acteur garantit une hausse de revenu de 3 900 000 $ en moyenne. Pour une actrice, c’est 500 000 $.

Harvey Weistein, champion toutes catégories
Georges Privet relate le cas de l’embauche, par le producteur Harvey Weinstein, de Stephanie Cutter, conseillère politique de Barack Obama, pour promouvoir le film Silver Linings Playbook. Lorsque le film A Beautiful Mind, produit par un compétiteur, était en lice, le même Harvey Weinstein a répandu la rumeur voulant que John Nash, le sujet du film, était antisémite. Le producteur disgracié a également déjà organisé une rencontre avec le pape pour promouvoir le film Philomena.

« Ce que vous allez voir, le dimanche 4 mars, c’est peut-être les meilleures performances que vous allez voir de votre vie. Elles ne seront pas sur l’écran, elles seront dans la salle, conclut Georges Privet. Et ces gens-là vont faire semblant de bien s’entendre. Ils se détestent cordialement, et pour cause : c’est une campagne à la mort. »

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