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Catherine Perrin
Audio fil du jeudi 13 juillet 2017

Les « xéniaux », la pseudo-nouvelle génération entre les X et les millénariaux

Publié le

Un homme dans le début de la trentaine. La microgénération des « xéniaux » réfère aux gens nés entre 1977 et 1983.
Un homme dans le début de la trentaine. La microgénération des « xéniaux » réfère aux gens nés entre 1977 et 1983.   Photo : iStock

« Ça finit par ressembler à de l'astrologie », lance le sociologue Stéphane Kelly à propos des « xéniaux », cette microgénération qui compte les gens nés entre 1977 et 1983. Le mot, apparu il y a quelques années dans la presse américaine, est de plus en plus utilisé depuis quelques semaines dans l'espace médiatique. Selon lui, ce nouveau terme relève davantage d'une opération de marketing orchestrée par certaines firmes que d'un attrait sociologique.

« Normalement, les générations sont formées par des gens nés dans un intervalle de 15 à 20 ans », remarque Stéphane Kelly, auteur du livre À l'ombre du mur : trajectoires et destin de la génération X. Plutôt que de parler d'une nouvelle microgénération, le sociologue préfère parler des « xéniaux » comme « d'un pont » entre la génération X et la génération du millénaire.

Les « xéniaux », qui sont-ils?
Ils sont nés entre 1977 et 1983. Ils ne se sentent pas comme des X et ils ne s’identifient pas aux millénariaux. Ils sont assez vieux pour se souvenir d’un monde sans Internet, mais assez jeunes pour maîtriser facilement les technologies actuelles.

« Pour parler d'une génération, ça prend un imaginaire »
Selon Stéphane Kelly, une génération existe à partir du moment où celle-ci laisse un legs significatif, à partir du moment où elle est portée par des faits culturels importants. « Pour vraiment parler d’une génération, ça prend des œuvres, un esprit, un imaginaire qu’on va trouver dans la littérature et dans des événements », explique-t-il. Par exemple, la génération des baby-boomers a été forgée par la Révolution tranquille.

Peut-être qu'il y aura des « xéniaux » qui vont écrire des romans importants, des chansons importantes. [...] On verra avec le temps si ces gens-là ont une identité, une personnalité.

Stéphane Kelly, sociologue

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