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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 30 mai 2017

Comment le cerveau des enfants uniques diffère de celui des autres

Publié le

Des parents enlacent leur enfant unique.
Les enfants uniques seraient plus créatifs, mais moins ouverts socialement que les enfants qui ont des frères et sœurs, selon une étude.   Photo : iStock

Les enfants uniques seraient plus créatifs, mais moins ouverts socialement que les enfants qui ont des frères et sœurs, selon des chercheurs chinois. Ces différences seraient dues au fait que les enfants uniques ont un hippocampe plus gros, mais un lobe frontal plus petit. Sonia Lupien, chercheuse en neurosciences, explique à Catherine Perrin comment cette nouvelle étude s'ajoute aux connaissances existantes en la matière, mais aussi pourquoi il faut la prendre avec un grain de sel.

« Les plus gros volumes de l’hippocampe, chez les enfants uniques, sont associés à une plus grande flexibilité mentale – on sait que cette région est impliquée là-dedans. Mais, à l’inverse, les plus petits volumes frontaux sont associés à un plus faible taux d’amabilité, parce que c’est vraiment cette région qui s’occupe de tout ce qui s’appelle cognition sociale, indique Sonia Lupien. Donc, les conclusions de l’étude […] confirment que le fait de grandir dans une famille où la [plus grande part] de l’attention des parents est portée sur un [seul] enfant a des effets positifs sur le cerveau de l’enfant. »

L’attention a du bon et du moins bon
Des études antérieures ont déjà produit des résultats semblables : « Les enfants uniques présentent un développement plus poussé en ce qui concerne les traits de personnalité comme la créativité, l’intelligence et la réussite sociale, et ils présentent moins de problèmes à l’école, souligne la spécialiste. Par contre, il y a aussi des effets négatifs. On sait que les enfants uniques reçoivent trop d’attention de la part des parents et des grands-parents, et cette trop grande attention, selon les chercheurs, pourrait mener à des comportements de dépendance émotionnelle, d’égoïsme et d’inaptitude sociale. »

Faille démographique
Sonia Lupien signale toutefois une faille majeure dans la nouvelle étude. En Chine, les enfants uniques viennent surtout de milieux urbains, et les enfants de familles nombreuses, de milieux ruraux. Cela peut signifier une différence majeure entre les deux groupes étudiés en ce qui concerne la qualité de l’éducation reçue.

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