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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 7 juin 2019

La femme de mon frère : un film à la fois irritant et singulier

Publié le

La femme et l'homme sont assis côte à côte.
Patrick Hivon et Anne-Élisabeth Bossé dans une scène de La femme de mon frère    Photo : Les films Séville

« J'ai trouvé ça à la fois franchement pénible et intéressant », dit Georges Privet au sujet du premier film de Monia Chokri, récompensé à Cannes et maintenant en salle au Québec. Helen Faradji est d'avis semblable : « Si Monia Chokri a une voix, elle ne résonne peut-être pas encore tout à fait assez. » Nos deux critiques y ont trouvé un véhicule idéal pour Anne-Élizabeth Bossé, de même que d'habiles références à Claude Jutra, à Xavier Dolan et à Denys Arcand. Ils expliquent à Catherine Perrin pourquoi on y sent toutefois un manque de souffle et une répétitivité.

Le pot

« C’est pour moi l’exemple parfait de ce qui passe à tort, à mon avis, aujourd’hui, pour un bon scénario; c’est-à-dire une suite d’engueulades ponctuées de répliques tantôt érudites, tantôt assassines, qui sont comme de petits sketchs », affirme Georges Privet.

« C’est un peu l’éléphant qui accouche d’une souris, confirme Helen Faradji. On met des choses en place, dans la première partie, qui sont très alléchantes, très excitantes, mais la deuxième partie ne semble pas réussir à accoucher de quoi que ce soit. »

Les fleurs

Helen Faradji apprécie néanmoins le renversement des rôles traditionnels proposé par Monia Chokri, ainsi que son refus d’embellir le personnage d’Anne-Élisabeth Bossé : « Elle ose y aller avec un personnage assez désagréable par moments. »

« Ce que j’ai trouvé intéressant, et que je n’attendais pas du tout, c’est le traitement formel, indique pour sa part Georges Privet. Monia Chokri aime beaucoup, beaucoup À tout prendre, de Claude Jutra, et ça paraît – son côté free jazz un peu improvisé. Ce film-là greffe essentiellement le film de Jutra sur son propos. Ça fait un objet très singulier. »


Il est également question des films All Is True, de Kenneth Branagh, et Mon garçon, de Christian Carion.

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