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Les licornes, ces entreprises technologiques qui carburent au rêve

Médium large

Avec Catherine Perrin

Les licornes, ces entreprises technologiques qui carburent au rêve

Audio fil du mardi 21 mai 2019
Dara Khosrowshahi utilise un téléphone cellulaire pour se photographier avec Garrett Camp.

Le président-directeur général d'Uber Technologies, Dara Khosrowshahi, se prend en photo avec le co-fondateur Garrett Camp sur le plancher de la Bourse de New York.

Photo : Reuters / Brendan McDermid

Certains économistes les comparent à des systèmes pyramidaux qui immobilisent beaucoup trop d'investissements, d'autres prétendent qu'elles stimulent l'innovation et ont une utilité sociale. Elles sont Airbnb, WeWork, Palantir, Zoom, Pinterest, Slack, Peloton, Jumia et Casper : des jeunes pousses (startups) non cotées en bourse, avec une valorisation d'un milliard de dollars ou plus. Dans la foulée de l'entrée en bourse d'Uber, la plus connue des licornes, la chroniqueuse Diane Bérard explique à Catherine Perrin que le plus gros problème des licornes est d'encourager les bulles spéculatives.

« Ce sont des entreprises qui brûlent des sommes colossales, indique Diane Bérard. Le propre de la licorne, ce n’est pas de vouloir être la première de son secteur, c’est d’être la seule de son secteur. Elle essaie de devenir la plus grosse, le plus rapidement possible, avec le plus d’abonnés possible. Airbnb veut monopoliser le plus de [touristes] sur sa plateforme. Uber veut le plus de voyageurs. L’idée, […] c’est de vampiriser le secteur. »

Les investisseurs qui en ont les moyens vont investir dans dix entreprises qui lancent la même chose en se disant : "Il y en a une qui va décoller."

Diane Bérard

La roue de l’illusion

« Ces entreprises-là ne sont pas nécessairement rentables, ajoute la spécialiste. Les premiers investisseurs d’une jeune pousse savent que l’entreprise ne fait pas d’argent et qu’elle n’en fera peut-être jamais. [On dit] même que les investisseurs savent que les entrepreneurs mentent. »

Elle poursuit : « Ils créent un premier mensonge en disant qu’ils vont atteindre certains objectifs. Ils ne les atteignent pas. Donc, il leur faut brûler d’autre argent. D’autres investisseurs arrivent dans la pyramide. Chaque fois que des investisseurs s’ajoutent, la valorisation de l’entreprise augmente, mais de façon artificielle. Les investisseurs au bas de la pyramide font de l’argent grâce aux nouveaux investisseurs, mais, à un moment donné, […] si l’entreprise n’a jamais fait d’argent, il y a des investisseurs qui n’en feront jamais. »

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