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Catherine Perrin
Audio fil du vendredi 17 mai 2019

L’étonnante constance d’Yves Corbeil

Publié le

Yves Corbeil au micro de Catherine Perrin.
Yves Corbeil   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Il a été le visage de Loto-Québec pendant 40 ans, et il est la voix québécoise d'Arnold Schwarzenegger, de John Goodman et de nombreux autres grands acteurs anglophones. Cet été, il présentera un spectacle à l'occasion du Zoofest. Yves Corbeil raconte à Catherine Perrin son initiation au théâtre par son père quasi aveugle, parle de son passé de bègue, et de l'instinct et du rythme nécessaires pour être un bon doubleur.

« Doubler Arnold Schwarzenegger, c’est plate en tabarnouche. Il n’est pas bon, ce n’est pas un bon acteur », dit Yves Corbeil, qui double régulièrement les mêmes acteurs depuis plusieurs années. « Il joue flat, recto tono. À un moment donné, on doublait une scène, et il faisait une déclaration d’amour à son amoureuse. Il disait textuellement [emprunte un ton robotique] : « I love you baby. » Je me disais : "Qu’est-ce qu’on peut faire en français? Faisons-le avec un minimum d’émotion." Il est difficile à doubler. Par contre, John Goodman, lui, il est le fun à doubler parce que son [registre] de jeu est énorme. »

Il ne faut jamais dépasser l’acteur qu’on double, ni, non plus, être en dessous.

Yves Corbeil

Fais-moi un destin

C’est aux coups de règles que lui donnaient les sœurs parce qu’il était gaucher qu’il attribue le fait d’avoir été bègue durant l’enfance. « J’étais complètement détraqué », se souvient l’acteur, qui aura 75 ans cette année. « J’ai réalisé une chose, à un moment donné : quand j’apprenais un texte – j’allais chez les sœurs dans un jardin de l’enfance, et on avait un professeur de diction, en sixième année, qui nous faisait jouer des extraits de Cyrano de Bergerac, par exemple –, je ne bégayais pas. »

Il poursuit : « Quand on m’interrogeait dans la classe, là, ça bloquait raide, raide. La personne qui m’a aidée à ce que ça disparaisse totalement, c’est Mme Jean-Louis Audet, qui donnait des cours de diction, d’art dramatique et de respiration. Elle m’a dit : "Mon petit, vous savez que Démosthène était bègue." Il se mettait des billes dans la bouche pour travailler l’articulation. [Grâce à] cette dame-là, en six mois, un an, paf! J’ai complètement arrêté de bégayer. »


Le spectacle Yves Corbeil : les jeux sont faits sera présenté le 16 juillet à 19 h à la salle Ludger-Duvernay du Monument-National, à Montréal.

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