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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 14 mai 2019

Comment nous mangerons en 2040, ou la fin de la cuisine

Publié le

Une main robotisée tenant une pomme.
Les repas à préparer et les services de livraison de nourriture deviendront de plus en plus accessibles à l'avenir.   Photo : iStock

Toujours plus de services de livraison, de trousses de repas à préparer, de plats préparés en vente à l'épicerie, de restaurants à l'ambiance familiale... Dans une vingtaine d'années, nous ne préparerons plus nos repas nous-mêmes et faire la cuisine ne sera plus qu'un passe-temps, selon une Lesley Chesterman bouleversée. La critique gastronomique explique à Catherine Perrin en quoi l'illusion de ne pas avoir de temps et d'avoir accès à tout nous conditionne à ce nouvel état des choses.

« La cuisine va disparaître de nos maisons et va venir d’ailleurs, s’attriste la chroniqueuse. Est-ce que mes petits-enfants vont préparer leurs repas, comme je le fais, tous les soirs? Leur demander ce qu’ils ont envie de manger, c’est peut-être la pire chose à faire. »

Selon elle, cette nouvelle habitude n’a pris que deux générations à se construire, et ce, dans toutes les strates de la société. « L’achat [de repas préparés] est devenu une routine », constate-t-elle.

On n’a pas le temps de faire l’épicerie, alors l’épicerie vient chez nous.

Lesley Chesterman

L’abondance change les instincts

« [L’offre] est tellement énorme qu’il y a un changement de pensée, surtout chez les jeunes, souligne-t-elle. On ne se demande plus "Qu’est-ce que je peux manger?", mais bien "Qu’est-ce ce que je veux manger?" J’ai envie de X, et je peux l’avoir sans problème. »

Les restaurants gagnants

Les restaurants pourraient tirer leur épingle du jeu dans cette nouvelle donne puisque leurs dépenses sont appelées à diminuer : « Il n’y aura plus de serveurs à payer, plus de local très cher sur la rue Laurier, une partie de la production [pourra se faire] n’importe où. Pour eux, ce sera moins cher que de tout faire en petite production, et ça va être moins cher de livrer que de [recevoir les clients] au restaurant. »

Et le client, lui? Gagnant lui aussi, selon Lesley Chesterman : « Les prix vont éventuellement baisser, et ça va être moins cher que de [cuisiner] soi-même. »


Il est également question d’une controverse entourant la provenance des homards.

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