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Catherine Perrin
Audio fil du mardi 23 avril 2019

Les bases génétiques de la timidité excessive chez l’enfant

Publié le

Une petite fille très timide tire les rebords de sa tuque pour cacher son visage.
La timidité excessive des enfants aurait des origines génétiques, selon une étude québécoise.   Photo : iStock

Bien que des facteurs environnementaux puissent expliquer une partie de la timidité chez les enfants, ce sont les facteurs génétiques qui déterminent sa forme excessive, dès l'âge de 6 ans, et qui peuvent la rendre persistante au cours de la vie, selon une étude québécoise. Sonia Lupien, chercheuse en neurosciences, parle à Catherine Perrin des facteurs épigénétiques qui, jusqu'à l'âge de 10 ans, peuvent renforcer ou diminuer la timidité d'un enfant.

Selon la chercheuse, la timidité n’est pas considérée comme un [trouble mental]. Elle apparaît durant l’enfance et diminue généralement lors de l’entrée à l’école. « C’est un trait de personnalité, dit-elle. Par contre, chez certains enfants, la timidité va continuer d’être présente, même après l’entrée en milieu scolaire. C’est quand ça persiste que la timidité peut prédire le développement de ce qu’on appelle des troubles internalisés du comportement. […] On parle de comportements qui affectent le soi de la personne qui souffre. »

Le gène de la gêne

C’est en mesurant la timidité chez 553 paires de jumeaux pendant 21 ans, pour voir si elle demeurait stable, que les chercheurs dirigés par la Dre Geneviève Morneau-Vaillancourt et le Dr Michel Boivin ont découvert le caractère génétique de ce comportement. « À 6 ans, 44 % des comportements de timidité étaient déterminés par des facteurs génétiques; de 7 à 9 ans, 36 %, et de 10 à 12 ans, 46 à 48 % », souligne Sonia Lupien.

L’étude suggère aussi qu’à 10 ans, la timidité peut être renforcée par le souci de popularité. « Est-ce qu’il se pourrait que de faire face à cet environnement [social] allume […] de nouveaux gènes? demande la chercheuse. On n’en est pas très certain. »

Il est également question de la conférence communautaire locale préparatoire de la Société internationale de recherche sur l'autisme (INSAR), qui aura lieu le 1er mai à Montréal.

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