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Peut-on se fier à ses souvenirs d’enfance?

Médium large

Avec Catherine Perrin

Peut-on se fier à ses souvenirs d’enfance?

Audio fil du mardi 26 mars 2019
Photo sépia montrant la portion d'un cheval à bascule et d'autres jouets flous.

Les souvenirs d'enfance très lointains pourraient n'être que des hallucinations, constituées d'information transmise par nos parents ou d'autres témoins, selon des études.

Photo : iStock

Nos souvenirs très lointains pourraient n'être que des impressions créées à partir de conversations avec des gens qui ont vraiment assisté à ces événements, selon des études. Le temps nécessaire pour que l'hippocampe se développe chez les enfants fait qu'aucun souvenir n'est réellement possible avant l'âge de 2 ans et demi. Sonia Lupien, chercheuse en neurosciences, explique à Catherine Perrin que nos plus lointains souvenirs changent avec les années.

« Le fait qu’on oublie beaucoup nos [souvenirs] d’enfance s’appelle l’amnésie infantile, dit Sonia Lupien. La majorité des gens sont incapables de se souvenir de ce qui s’est passé avant l’âge de 2 ans. […] Tout ce qui se passe avant n’est pas nécessairement encodé par l’hippocampe, parce que le cerveau n’est pas capable de l’encoder. Une fois que l’hippocampe est à maturité, tout ce qui va entrer comme épisode de vie risque de rester. »

Substitutions mnémoniques

« Plus on vieillit, plus l’âge de nos premiers [souvenirs] augmente, indique également la spécialiste. Plus on vieillit, plus on se souvient de choses qui sont arrivées tard dans notre vie. Donc, les souvenirs sont encodés durant l’enfance, mais commencent à s’effacer durant l’adolescence. On pense que ces souvenirs d’enfance sont tranquillement remplacés par de nouveaux souvenirs au fur et à mesure que l’on vieillit. »

Images reconstituées?

Chez 9 % de la population, toutefois, ces premiers souvenirs datent d’avant 2 ans, ou ils sont tardifs au point de dater de l’âge de 5 ou 6 ans.

Ce que les gens ont en tête quand ils se rappellent de souvenirs d’avant 2 ans, c’est plus une image que la vraie histoire en soi.

Sonia Lupien

Ces souvenirs pourraient provenir de réminiscences parentales, soit des histoires que les parents ont racontées à l’enfant à son sujet. « Les chercheurs ont montré que plus les conversations parentales étaient élaborées et riches en détails, plus les enfants se rappelaient d’informations, et plus cette mémoire-là était élaborée », conclut Sonia Lupien.


Il est également question du détecteur de rumeurs de l’Agence Science-Presse.

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