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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 20 février 2019

Accès à l’avortement : d’énormes disparités persistent au Canada

Publié le

Des outils gynécologiques.
De grandes disparités demeurent dans l'accès à l'avortement au Canada.   Photo : iStock

Si 100 000 avortements ont lieu chaque année au pays, toutes les Canadiennes ne sont pas égales dans l'accès à ce service. La moitié des 100 cliniques offrant l'avortement au pays se trouvent au Québec. L'Alberta n'en compte que trois. La Nouvelle-Écosse, une seule. Frédéric Choinière explique à Catherine Perrin que les compressions et le manque de ressources compliquent de plus belle l'accès à l'avortement dans bien des endroits.

« L’Atlantique, malheureusement, s’illustre pour la difficulté de l’accès à l’avortement, souligne Frédéric Choinière. Peu d’hôpitaux l’offrent. Au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, on couvre seulement les frais des avortements pratiqués dans les hôpitaux et non dans les cliniques. À Fredericton, il y a une clinique, mais les patients doivent payer. On parle de 700 $, quand même. »

Course à obstacles

Couplées aux restrictions imposées par les gouvernements provinciaux, la rareté des points de service et les distances à parcourir rendent l’accès à l’avortement particulièrement difficile dans certains endroits. « En Nouvelle-Écosse, on permet l’avortement jusqu’à 16 semaines de grossesse, mais sur la base de résultats d’une échographie. Or, l’accès à cette échographie peut être compliqué. Il y a souvent un délai d’une semaine, voire plus. »

Au Nouveau-Brunswick, ce n’est que depuis le 1er janvier 2015 que les femmes qui désirent avoir un avortement n’ont plus à avoir l’approbation de non pas un, mais de deux médecins.

Frédéric Choinière

Le rendez-vous manqué de la pilule

Quant au Mifegymiso, ou pilule abortive, autorisé au Canada depuis 2015, il n’a pas facilité l’accès à l’avortement, comme plusieurs l’espéraient. Certaines provinces l’ont encadré de restrictions aussi sévères que le service lui-même, quand des médecins ne refusent pas de le prescrire pour des raisons allant du manque de formation aux objections morales.

Certains médecins n’ont pas accepté le fait qu’un avortement se passe à la maison, et non pas dans un hôpital ou une clinique.

Frédéric Choinière

« En 1977, un rapport fédéral disait que l’accès à l’avortement n’était pas équitable, conclut le chroniqueur. On voit que 42 ans plus tard, ce n’est toujours pas réglé.

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