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Catherine Perrin
Audio fil du mercredi 9 janvier 2019

Pourquoi il est si ardu de se débarrasser du charbon

Publié le

Un camion roule sur une terre noircie par le charbon
Un camion transportant du minerai de charbon à la mine Black Butte de Rock Springs, au Wyoming   Photo : Reuters / Jim Urquhart

L'existence de crédits d'impôt aux États-Unis, la demande asiatique en électricité et l'absence de pénalités pour contrer les retombées polluantes font que le monde n'est pas près de cesser d'extraire du charbon, même s'il s'agit d'un secteur en déclin et qu'il est la principale source de gaz à effet de serre au monde. Diane Bérard, chroniqueuse économique, et Pierre-Olivier Pineau, professeur à HEC Montréal, parlent à Catherine Perrin de la détermination de certains producteurs à demeurer actifs jusqu'à la toute fin.

Diane Bérard explique que la crise économique de 2008 a fait tomber les barrières qui réservaient les crédits d’impôt aux entreprises respectant des critères bien précis. Celles-ci devaient en faire des produits non seulement moins polluants, mais aussi à la valeur de revente supérieure. Les centrales thermiques achetant du charbon n’avaient non plus pas le droit d’être propriétaires des usines de transformation.

« [Depuis la disparition de ces restrictions], c’est tout un jeu qui s’est installé autour des crédits d’impôt du charbon, et qui soutient artificiellement une industrie qui ne serait pas rentable autrement », souligne Diane Bérard.

Il ne faut pas se leurrer en disant qu’il y a un désinvestissement. À cause de montages fiscaux comme les crédits d’impôt, le charbon est un milieu où on fait de l’argent.

Diane Bérard

Le problème asiatique

Pierre-Olivier Pineau souligne que malgré la détermination de la Chine à construire des usines moins polluantes, les besoins des Asiatiques en électricité sont tels que la demande continue de croître. « Ils veulent pouvoir brancher un climatiseur, ils veulent avoir un réfrigérateur, ils veulent aller dans des usines, ils veulent avoir des centres pour répondre à nos appels parce que notre iPhone ne marche plus, dit-il. Le grand défi, c’est de savoir comment on va réussir à satisfaire leur demande en sortant du charbon. »

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