•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Études postsecondaires : portrait des défis des élèves issus de l’immigration

Matins sans frontières

Avec Charles Lévesque

En semaine de 6 h à 9 h

Études postsecondaires : portrait des défis des élèves issus de l’immigration

Rattrapage du mercredi 16 décembre 2020
Un enseignant est assis sur son bureau et montre des choses au tableau. Des élèves sont assis en classe et écoutent.

Les conseillers en orientation organisent des sessions d'information afin de présenter les différents cheminements au postsecondaire.

Photo : iStock / skynesher

Si choisir son parcours scolaire est un défi pour tous les adolescents, cette situation est encore plus compliquée pour les élèves qui sont issus de l'immigration.

Les écoles secondaires disposent d’un, ou même plusieurs conseillers en orientation qui organisent des sessions d'information afin de présenter les différents cheminements postsecondaires. Ces derniers expliquent que leur choix tient à de nombreux facteurs notamment les résultats académiques. Le rendement scolaire change parfois les plans.

Avant je voulais devenir pilote, c’était mon premier plan, mais je l’ai abandonné parce que je n’ai pas eu d’excellents résultats en physique. Après j’ai eu un cours de droit et j'en ai eu un cent pour cent. J’ai toujours eu de bons résultats, donc j’ai décidé de prendre ça, explique Roméo Ntwari, élève en 12e année à l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges d’Orléans.

Ce genre de situation est presque commun chez des élèves issus de l’immigration. Rebecca Ndombasi avait l’ambition de devenir médecin. Au cours de ses deux dernières années à l’école secondaire EJ Lajeunesse à Windsor, elle a constaté que le cheminement qui mène à sa carrière de rêve n’est pas aussi simple qu'elle le pensait.

Mon plan A était la médecine. Il y avait un peu de confusion,on suivait des cours en ligne, ça a compliqué mes résultats. J’ai décidé [d’étudier] au collège dans le programme de petite enfance, explique Mme Ndombasi.

L’attrait de l’université

L’engouement des jeunes issus de la diversité vers les études universitaires s’explique simplement par le fait que le système collégial correspond le plus souvent au premier palier du secondaire dans plusieurs pays d’origine. Ils sont souvent déroutés faute de références.

Pour la plupart des pays africains, lorsque tu parles d’un collège, on pense que c’est une école secondaire. Les jeunes nouveaux arrivants veulent faire ce qu’ils ont toujours voulu faire. L’université pour eux c' est la seule destination, explique Albert Saba, un parent de Windsor.

Les écoles disposent des ressources qui encadrent les jeunes élèves nouvellement arrivés durant tout ce processus d'orientation, mais le système en complexe.

C’est un travail qui prend beaucoup de communication. On doit parler à l'élève et aussi au parent, que l'élève comprenne comment le système canadien fonctionne. Ce n’est pas quelque chose qui est facilement compris dès le début, mais au fur et à mesure que l'élève est avec nous, il s'intègre facilement avec un bon appui de nos enseignants et de la direction, affirme le conseiller en orientation de l’École secondaire Lamothe-Cadillac, François Deschênes.

Le rôle des parents dans l’encadrement et l’accompagnement des enfants en mal de repères dans leur orientation postsecondaire est primordial, croit Albert Saba, parent de trois jeunes universitaires.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi