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Matins sans frontières

Avec Charles Lévesque

En semaine de 6 h à 9 h

« Les gens pensent que la vie est revenue à la normale », déplore une préposée aux soins à domicile

Rattrapage du vendredi 20 novembre 2020
Portrait d'une femme. Elle porte une robe à motifs, de longues boucles d'oreille et un collier. Elle porte son sac à main sur le bras.

Françoise Katembo est préposée aux services de soutien personnel à Windsor.

Photo : Soumis par Françoise Katembo

Alors que la deuxième vague de la pandémie continue sa progression, des travailleurs qui s'occupent de patients à domicile constatent qu'il y a un certain relâchement chez une bonne partie de leurs clients. Un constat qu'a fait sur le terrain Françoise Katembo, une préposée aux soins à domicile.

Avant quand j’allais visiter mes patients, la famille avait peur de moi, mais maintenant c’est moi qui a peur de la famille, constate Mme Katembo.

Elle raconte qu'il ne lui est pas rare d'arriver dans la résidence de patients où se trouvent de nombreuses personnes qui ne suivent absolument pas les règles sanitaires.

Tu arrives dans la maison tout le monde, personne n’a un masque, ils ne peuvent même pas se tenir à distance. C’est comme ils vivent une vie normale.

Françoise Katembo, une préposée aux soins à domicile

Mme Katembo n'hésite toutefois pas à exiger le port du masque aux gens à qui elle rend visite et à leur entourage.

Je leur dis : "si tu veux que ta maman ou bien ta grand-mère bénéficie de mes soins, mets ton masque. Si tu n'en as pas, j'en ai!", raconte-t-elle.

Une fonction plus exposée que jamais

Pour elle, le terme de travailleur de première ligne n'a jamais été une définition aussi juste qu'aujourd'hui pour décrire le travail des préposés, en particulier ceux qui soignent à domicile.

À l'hôpital, on peut dire à la porte : "les gens n'entrent pas" et les gens respectent ça. À la maison de retraite, il n'y a plus de visites. Mais nous, les préposés aux bénéficiaires à domicile, quand on sort, on ne sait pas les gens qui vont venir après nous, constate-t-elle.

Nous nous sommes beaucoup plus exposés que nos collègues à l'hôpital ou dans les maisons de retraite.

Françoise Katembo

Malgré la situation, Mme Katembo assure qu'elle va continuer son travail de la manière la plus professionnelle qui soit.

On a choisi ce travail, on ne peut pas abandonner nos clients, avoue-t-elle.

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