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Les émeutes de 1967 dans la mémoire collective des manifestants

Matins sans frontières

Avec Charles Lévesque

En semaine de 6 h à 9 h

Les émeutes de 1967 dans la mémoire collective des manifestants

Rattrapage du mardi 28 juillet 2020
Un homme afro-américain est escorté par trois policiers armés lors des émeutes de 1967 à Détroit.

Un homme est arrêté par la police lors des émeutes de 1967 à Détroit.

Photo : La Presse canadienne

C'était il y a 53 ans, en juillet 1967, que les émeutes historiques de Détroit débutaient. Durant cet été de confrontations violentes, 43 personnes ont perdu la vie.

Selon Brintha Koneshachandra, doctorante en histoire à l’Université de Montréal et spécialiste de l’histoire de Détroit, les revendications des manifestants à l’époque et celles des manifestants antiracistes aujourd’hui ne sont pas si différentes.

Les inégalités, les injustices, les bavures, les meurtres policiers que vivait la communauté afro-américaine, énumère l’historienne pour établir les similitudes. Elle explique que même si Détroit n’est plus aussi ségrégée qu’à l’époque, on a toujours l’écart économique qui existe.

Le 23 juillet, le président Donald Trump a annoncé que des agents fédéraux seraient envoyés à Détroit pour réduire la criminalité. À Portland, ces agents sont plutôt employés pour mettre fin aux manifestations.

Une femme fait face à la caméra.

Selon Brintha Koneshachandra, les revendications des manifestants à l’époque et celles des manifestants antiracistes aujourd’hui ne sont pas si différentes.

Photo : Avec l'autorisation de Brintha Koneshachandra

Ajouter [aux manifestations à Détroit] l'intervention militaire, ça ne va que créer de l’animosité, analyse Brintha Koneshachandra, comparant l’action à celle prise par le président Lyndon B. Johnson en 1967, qui avait lui aussi envoyé des militaires. À l'époque, cette intervention militaire n’a fait qu’accentuer l’animosité et a mis le feu aux poudres, dit-elle.

Si les revendications des manifestants d'aujourd'hui sont similaires, leur approche ne l’est pas. Ce que le porte-parole du maire [de Détroit] disait c’est que c’est un mouvement très pacifique comme si dans la mémoire collective les émeutes de 1967 étaient restées et qu’on ne veut pas retourner à ça, explique l’historienne.

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