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Le travail des femmes, un dommage collatéral de la pandémie

Matins sans frontières

Avec Charles Lévesque

En semaine de 6 h à 9 h

Le travail des femmes, un dommage collatéral de la pandémie

Rattrapage du jeudi 23 juillet 2020
On voit les bras d'une femme qui travaille à l'ordinateur, assise, avec un café.

Travail à distance

Photo : iStock / alubalish

Le taux de participation des femmes à l'économie canadienne est à son plus bas en 30 ans. C'est ce que révèle un rapport de la Banque Royale du Canada publié le16 juillet. Selon le document, le taux d'emploi des mères de bambins ou d'enfants d'âge scolaire a chuté de 7 % entre les mois de février et de mai, alors que celui des hommes a décliné de 4 %. Des données qui s'appliquent tout à fait à la région de Windsor-Essex, selon Nicole Anderson, directrice du programme Women Entrepreneurship Strategy à la société de développement économique régionale.

Nous avons à Windsor un faible nombre de femmes dans des postes de direction dans des entreprises de technologie et nos industries sont principalement constituées d’entreprises automobiles et dans les secteurs de STEM et ces secteurs sont sous-représentés par les femmes à Windsor, mais ce sont ces entreprises qui ont réussi et sont restées ouvertes., analyse-t-elle.

Elle explique que dans la région, les femmes travaillent ou sont propriétaires d'entreprises dans les industries les plus touchées par la pandémie, comme l'hôtellerie, un secteur qui peine à rouvrir.

Une charge mentale en hausse

Par ailleurs, ce sont plus souvent les femmes qui assument les responsabilités familiales, même si elles ont conservé leur emploi, explique Mme Anderson. Un enjeu qu'elle connait bien, puisqu'elle-même prend soin de ses enfants tout en travaillant à distance pendant que son mari se rend à son emploi à l’extérieur.

Nous passons la plupart de notre journée comme une garderie et nous travaillons. Ce n’est pas durable, souligne-t-elle.

Plusieurs femmes ont choisi de garder leurs enfants au lieu de travailler durant la journée.

Nicole Anderson, directrice du programme Women Entrepreneurship Strategy à la Société de développement économique de Windsor-Essex

Un retour à l’école pour les enfants au mois de septembre serait d'ailleurs bénéfique pour les femmes, estime Nicole Anderson.

Si les enfants restent à la maison, je crois que plusieurs [femmes] ne vont pas travailler, ajoute la directrice du programme. Elle n'exclut toutefois pas que certaines soient incitées à créer leurs propres entreprises.

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