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Cri du cœur pour sécuriser la route 117

La matinale d’été

Avec Maxime Coutié

Cri du cœur pour sécuriser la route 117

Audio fil du mardi 13 août 2019
Un accident entre un véhicule et un motorisé sur la route 117 à Val-d'Or.

Un accident entre un véhicule et un motorisé sur la route 117 à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

L'été, les vacanciers se multiplient sur les routes du Québec et nombreux sont ceux qui empruntent la route 117. Des résidents rappellent que le tronçon entre Labelle et Mont-Laurier demeure extrêmement dangereux. C'est la bataille que mène Marc Coiteux, qui milite depuis plus d'un an pour que le gouvernement agisse. Il nous explique où en est rendu le dossier.

« La 117, c’est le seul axe géographique qui part de Montréal et se rend en Abitibi. C’est une voie que peuvent emprunter, aux heures de pointe, de 9000 à 15 000 véhicules chaque jour. C’est énorme pour une route construite dans les années 50 », explique Marc Coiteux.

La semaine dernière, il s’est arrêté près d’un chantier de construction sur l’axe routier. Son constat : de 12 à 13 camions transportant des marchandises ou des produits forestiers sont passés en 15 minutes, et souvent, à grande vitesse.

« Quand tu rencontres ça sur la 117 dans une voie pas très large, ça élève le degré de dangerosité de cette route », indique-t-il.

Le bilan le prouve : près de 40 personnes sont mortes sur cette route depuis 2010. L’an dernier, c’est la tante de son ex-conjointe qui y a laissé sa vie. Son fils et son ex-compagne étaient dans la voiture.

« Beaucoup de gens se sont remobilisés pour relancer encore une fois le gouvernement », souligne-t-il.

En 2011, un projet d’élargissement à quatre voies a été déposé, mais des mises à jour d’études sont nécessaires. Ce à quoi réagit Marc Coiteux :

« C’est toujours ça qui arrive. On dépose un projet, on fait des annonces, on se rend compte qu’on n’a pas d’argent, et on le retire. À un moment donné, il va falloir faire quelque chose, parce que ça devient vraiment dangereux. »

Il apporte aussi des nuances sur la grande attention que le gouvernement accorde au sujet de l’autoroute 440 :

« C’est tragique ce qui s’est passé sur la 440 [...], mais statistiquement, si vous comparez avec les statistiques de la 117, ça ne se compare même pas. On se sent comme des citoyens de deuxième ou de troisième zone. »

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