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Maxime Coutié
Audio fil du mardi 13 août 2019

Le parcours exceptionnel de Jennie Carignan, la plus haute gradée de l’armée canadienne

Publié le

Une femme aux cheveux courts blonds et blancs sourie devant un micro orange dans un studio de radio.
Jennie Carignan, brigadier-général, commandant de la 2e division du Canada.   Photo : Radio-Canada / Stéphanie Dupuis

Cette semaine, la brigadière générale, commandante de la 2e division du Canada et des Forces opérationnelles interarmées Est, Jennie Carignan, cédera les rênes de son poste à Gervais Carpentier. Retour sur le parcours de la première femme à avoir occupé les plus hautes fonctions de l'armée canadienne au Québec.

« Non, je n’ai jamais rêvé d’être un soldat. [...] Moi, je me dirigeais vers une carrière en danse », dit-elle d’emblée.

La mère de quatre enfants n’est pas moins passionnée par son métier, surtout après 33 ans de carrière : « C’est un grand privilège, c’est un honneur de représenter le Canada à l’étranger. »

Une femme dans un milieu d’hommes

Mais être militaire lorsqu’on est une femme comporte aussi son lot d’embûches. Lorsque Jennie Carignan a fait son entrée dans l'armée, dans les années 80, elle a dû faire face à un certain sexisme.

« J’ai surtout senti que les perceptions étaient différentes entre les hommes et les femmes. [...] On a ces perceptions des femmes en uniformes : “Elle n’est pas assez forte pour faire le travail, elle ne peut être une mère et militaire en même temps, elle n'est pas agressive, c’est une femme, etc.” Mais on sait très bien que des hommes ne sont pas faits pour la guerre non plus, que certains ne sont pas assez forts pour faire le travail non plus. Mais ça, ça ne paraît pas. »

De nos jours, les femmes s’imposent de plus en plus dans les forces armées. Dans les Forces canadiennes, 14 femmes détiennent le titre de générales, et 55 se situent au plus haut rang des officiers non commissionnés.

« On a une belle relève, et ça continue de fleurir dans l’armée canadienne », souligne la générale.

Une nouvelle mission pour la générale

À peine quelques mois après avoir cédé sa place, la générale Jennie Carignan sera déjà affectée à une mission. Elle quittera le Québec en novembre pour l’Irak, où elle prendra le commandement d’une initiative de développement menée par l’OTAN pour une durée d’un an.

« Je vais me concentrer pour bien me préparer, pour bien comprendre le contexte et la culture en Irak. Bien comprendre le système de gouvernance, aussi. En gros, [la mission], c’est aider l’Irak à former une armée professionnelle », explique-t-elle.

Il s’agit d’un nouveau défi en tant que femme dans ce milieu. Mais Jennie Carignan ne se sent pas intimidée : « Entre militaires, il y a une culture, une compréhension qui s’installe, peu importe le pays qui porte l’uniforme. »

La brigadière générale cédera le commandement le 15 août prochain au brigadier général Gervais Carpentier.

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