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Maxime Coutié
Audio fil du lundi 12 août 2019

La force mentale redoutable de la jeune grimpeuse Babette Roy

Publié le

Babette Roy en action
Babette Roy en action   Photo : Escalade Canada

Les Jeux olympiques de Tokyo accueilleront de nouvelles disciplines, dont l'escalade en 2020. Au Canada, c'est la grimpeuse québécoise Babette Roy qui représente l'un des plus beaux espoirs dans ce sport. Nous l'avons rencontrée.

À seulement 17 ans, la grimpeuse Babette Roy a déjà remporté deux titres aux Championnats canadiens d’escalade. Si aujourd’hui elle vit ses moments de gloire, elle se relève à la suite d’un moment difficile.

« J’ai eu beaucoup de problèmes avec la bouffe. J’ai souffert d’anorexie et ça a entraîné une grande fatigue. Mon corps manquait de nutriments et je m'entraînais trop. À m’entraîner de six à sept jours par semaine, mon corps n’était plus capable de [supporter] la pression. J’ai craqué », confie-t-elle.

Il y a deux ans, la motivation est revenue. Cette énergie, elle la tient de sa force mentale :

« Le mental, c’est plus important que la force physique. À un certain niveau, tout le monde est très fort. Rendu là, c’est qui sait le mieux gérer sa tête, la pression d’être tout seul devant un mur avec une foule derrière [qui compte]. »

Aux Jeux olympiques de Tokyo, en 2020, l’athlète qui sera couronné aura excellé dans les trois disciplines de ce sport : la vitesse, les blocs et la voie. Cette décision est toutefois critiquée par plusieurs athlètes. Selon la grimpeuse, en escalade, il est plus courant de maîtriser surtout deux des trois volets.

« Je pense que ça combine toutes les capacités mentales et physiques qu’un athlète devrait avoir. Personnellement, ça m’arrange. Je pense avoir une facilité dans les trois », croit-elle.

Se déplaçant en ce moment en béquilles, Babette Roy n’a pas le moral à plat.

« Je peux grimper avec mes mains », affirme-t-elle, se voulant rassurante.

Elle ne se fait toutefois pas d’illusions : « Je me suis blessée quelquefois cette année, donc ça a ralenti ma progression. Donc, je ne pense pas que [ma participation aux Jeux de] 2020 serait concluante, mais en 2024, oui. »

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