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Maxime Coutié
Audio fil du jeudi 18 juillet 2019

Femme guitariste flamenca : le parcours atypique de Caroline Planté

Publié le

Une guitare acoustique en bois déposée sur un foulard fleuri rappelant le flamenco.
Une guitare sur un foulard.   Photo : getty images/istockphoto / Emeraldchik

Généralement réservé aux hommes, le flamenco compte très peu de solistes chez les femmes. La Montréalaise Caroline Planté est l'exception à la règle. La guitariste flamenca de renommée internationale ne manque pas une occasion de faire briller cet art à Montréal.

Caroline Planté baigne dans l’univers flamenco depuis sa naissance : « Je suis née en écoutant du flamenco. »

La codirectrice et directrice artistique du Festival flamenco de Montréal s’est fait initier à cet art à l’âge de 7 ans par son père, un des pionniers à Montréal dans les années 60.

« Il a appris avec les Espagnols, les gitans », indique-t-elle.

Suivant ses traces, elle a passé une dizaine d’années en Espagne, où elle a été confrontée pour la première fois à la dominance masculine du flamenco.

« Au début, je n’étais pas consciente qu'il n’y avait pas beaucoup de femmes qui en jouaient. Là-bas, je m’en suis rendu compte. [...] On m’a déjà dit qu’on ne pouvait pas m’apprendre à accompagner le chant et la danse parce que les femmes ne peuvent pas être solistes », mentionne-t-elle.

Souvent étiquetée à tort comme une chanteuse ou une danseuse de flamenco, elle a dû faire sa marque pour être prise au sérieux comme soliste.

« Le flamenco, c’est plein de règles non écrites. Il y a beaucoup de code à savoir. Un jour, on m’a dit : “Arrête de poser des questions, et joue!” »

Elle a pris ce conseil au pied de la lettre. De retour à Montréal depuis six ans, la guitariste a cherché à trouver sa propre couleur.

« J’ai toujours aimé composer. Je compose depuis que je suis très jeune. À un moment donné, j’ai senti le besoin d’être moi-même, Caroline qui vient de Montréal. Je ne m’appelle pas Carolina. »

En 2010, elle est devenue la première femme à endisquer du flamenco. D’autres l’ont suivie par la suite.

À Montréal, la scène de flamenco comprend de plus en plus d’adeptes. « C’est l’une des villes au Canada où il y en a le plus », croit-elle.

À preuve, le Festival de flamenco en sera à sa 7e édition dans la métropole en septembre prochain.

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