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Maxime Coutié
Audio fil du jeudi 18 juillet 2019

Des Montréalais derrière une grande avancée dans la recherche sur le Parkinson

Publié le

Les mains d'un homme âgé.
Les exosquelettes pourraient permettre aux personnes en perte de mobilité de retrouver des capacités perdues.   Photo : iStock

Des chercheurs montréalais ont publié dans la prestigieuse revue scientifique Nature une importante étude qui apporte une autre perspective sur la maladie de Parkinson. D'après ces experts, on gagnerait dorénavant à la voir non plus seulement comme une maladie du cerveau, mais comme une maladie auto-immune. Le Dr Louis Éric Trudeau, l'un des auteurs de l'étude, explique.

« C’est un mélange complexe entre l’environnement et le cerveau, finalement », explique le Dr Louis Éric Trudeau, chercheur et professeur titulaire au Département des neurosciences de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Il rappelle que la dégénérescence des neurones est un phénomène connu pour cette maladie. Mais depuis quelques années, d’autres pistes sont explorées, au-delà du cerveau, comme les pesticides ou encore des pistes génétiques.

« On n’arrive pas jusqu’ici à mimer la maladie pour en découvrir des traitements, indique-t-il. [...] On est venus avec cette nouvelle idée que ce qui manquait aux souris, c’était peut-être des déclencheurs environnementaux, et notamment une inflammation. Dans le cerveau humain de gens décédés de la maladie de Parkinson, on a découvert des pistes qui nous mènent vers l’inflammation et le système immunitaire comme étant peut-être impliquées dans la cascade qui mène à la mort des cellules. »

Mais dernièrement, l’équipe de recherche est parvenue à créer chez une souris génétiquement modifiée avec une mutation de l’humain des symptômes qui s’apparentent à la maladie de Parkinson, et ce, à l’aide d’une infection intestinale.

« Les cellules immunitaires viennent attaquer le cerveau », explique-t-il.

Les chercheurs en Parkinson sont optimistes quant à cette découverte, puisque le système immunitaire est étudié en profondeur.

« Si l'on arrive à la détecter tôt, on pourrait arriver avec des traitements pour empêcher la progression de la maladie [...] et s’attaquer aux réponses immunitaires qui sont excessives. »

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