Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Maxime Coutié
Audio fil du mercredi 17 juillet 2019

Recyclage au Québec : il faut responsabiliser les industriels

Publié le

Des travailleuses indiennes assises par terre sur des amoncellements de papier.
Des travailleuses indiennes trient les ballots de papiers provenant notamment du Canada.   Photo : Anonyme

Pas moins de 95 % du papier qui passe par le plus important centre de tri de la province, situé à Montréal, est envoyé à l'étranger. C'est ce qu'on apprenait dans le reportage de Jean-Philippe Robillard, hier. La raison : personne ne veut ici de la faible qualité des ballots de papier produits. Louise Hénault-Éthier, chef des projets scientifiques pour la Fondation David Suzuki à Montréal, propose quelques pistes d'action.

Si seulement 5 % du papier qui passe par le plus important centre de tri de la province est recyclé, ce n’est pas parce que les infrastructures ne sont pas adéquates.

Selon Louise Hénault-Éthier, le problème vient entre autres du libre marché : « Tant qu’on va laisser le libre marché, on va donner les matières à la personne intéressée à payer le plus [pour les avoir] et là où on sera capable de générer les meilleurs profits. »

La chef des projets scientifiques de la Fondation David Suzuki croit que la qualité de la matière pose également un défi : « Ça se peut parfois qu’il reste des contaminants dans les ballots avec les méthodes de tri qu’on a actuellement. Du verre dans un ballot de papier, ça peut endommager les équipements. Ce n’est pas optimal. »

Dans les dernières années, le gouvernement a mis sur pied un système par lequel des metteurs en marché paient une compensation à Éco Entreprise Québec qui sert à financer la collecte sélective municipale, une manière de faire que critique Louise Hénault-Éthier :

« Les rôles et responsabilités de chacun sont à revoir. Les industriels qui mettent en marché la matière devraient-ils être responsables des matières jusqu’à leur fin de vie utile? Si on change le fardeau de la responsabilité au-delà de juste faire un chèque à Éco Entreprise Québec et de dire : “J’ai payé, maintenant assurez-vous que c’est bien recyclé“, on leur dit : "Non, vous êtes physiquement responsables de la matière jusqu'à ce qu’elle soit incorporée dans une autre feuille de papier, un nouveau papier de toilette, etc." », suggère-t-elle.

Quelques suggestions de Louise Hénault-Éthier :

  • Responsabiliser les industriels
  • Exiger des contenus recyclés dans les matières nouvelles mises en marché
  • Encourager l’économie circulaire de proximité

« Il faut changer les choses radicalement. [...] Si on effectue les changements maintenant, je pense qu’à moyen terme, on pourrait être en mesure d’avoir une réelle économie circulaire de proximité sur les marchés québécois », dit-elle.

Chargement en cours